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    Valoriser la créativité, l'engagement social et la performance

    Par Ségolène DARGNIES | Edition N°:4760 Le 27/04/2016 | Partager
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    Valérie Bernis: Présidente du jury et vice-présidente de la Fondation Engie (Ph. Engie)

    Une femme ayant des réalisations à son actif mais aussi une vision pour l'avenir, pas forcément connue. Ce sont les critères recherchés par le jury du trophée et "il n'y a pas de profil-type de la femme manager", insiste Valérie Bernis, présidente du jury et vice-présidente de la Fondation Engie. Ce sont plutôt l'innovation, la créativité ou encore l'aspect managérial qui seront primés. C'est d'ailleurs la démarche adoptée par la Fondation Engie dans son accompagnement des femmes dans leur développement de carrière.

    - Vous présidez le jury qui, en lien avec la Fondation Engie dont vous êtes la vice-présidente, va élire la Femme Manager de l’année? Pourriez-vous nous dépeindre le profil-type de cette femme?
    - Valérie Bernis: Nous recherchons une femme manager qui a déjà des projets derrière elle, et qui, également, a une vision pour l’avenir. Nous souhaitons valoriser la créativité, l’engagement social, l’aspect managérial, et mettre en lumière des personnes qui ne sont pas nécessairement connues.  Mais il n’y a pas de profil-type: cela va de la jeune entrepreneuse de niche à la directrice d’une grande entreprise ou d’une entreprise publique. La Fondation Engie accorde une place fondamentale à l’accompagnement des femmes au travail. Notre association au prix s’inscrit donc dans cette démarche.

    - Vous êtes vous-même DGA d’Engie, en charge notamment de la communication. Vous êtes la preuve que les grandes carrières se déclinent fort bien au féminin. Pensez-vous qu’il y ait une part d’auto-censure chez les femmes au sein des entreprises?
    - Nous nous sommes beaucoup intéressés à cette question. Il y a un peu des deux! Les femmes tendent par exemple à moins se valoriser, par éducation, par mimétisme. Il y  a un frein certain chez les femmes, mais aussi le fameux plafond  de verre.

    - Il y a aussi peut-être des qualités proprement féminines qui peuvent servir la vie en entreprise?
    - Nous voudrions pouvoir dire demain qu’un collaborateur est un collaborateur. Peu importe son sexe, son origine, son patronyme. Ce qui doit compter, ce sont les compétences.
    - En 2008, Gérard Mestrallet – PDG du groupe Engie – vous a confié une mission sur la place des femmes dans le groupe. Quel  bilan en tirez-vous?
    - Nous avons mis en place des objectifs chiffrés. Quand on quantifie, on voit mieux la réalité et ça permet de progresser concrètement.  Avec les RH, nous nous sommes ainsi fixés des objectifs. L’un d'eux est d’avoir une femme sur trois cadres dirigeants nommés. Et nous y sommes arrivés.  Nous avons aussi mis en place une politique de parentalité, pour accompagner les mères à ce moment-clef de leur vie professionnelle en essayant de répondre aux questions suivantes: comment faire pour que les femmes gardent leur prime ou part variable pendant leur congé maternité? Comment s’opère le retour dans l’entreprise? Comment les femmes peuvent être «récupérées» après quelques années avec moins de responsabilité quand les enfants sont très jeunes etc.? Au centre de la Défense à Paris, nous avons aussi ouvert une crèche avec soixante berceaux.

    - Pouvez-vous nous présenter les principales actions de la Fondation Engie?
    - Notre fondation s’occupe de bio-diversité, d’aide aux femmes et d’accès à l’énergie. Nous accompagnons et finançons des projets sur trois ans. Parmi ceux-ci, citons par exemple la ferme éducative de Bayti, association qui œuvre auprès des enfants des rues au Maroc.
    Propos recueillis par
    Ségolène DARGNIES

     

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