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    Culture

    Vente aux enchères
    L’art contemporain marocain fait sa révolution!

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4759 Le 26/04/2016 | Partager
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    Parmi les 105 lots, exposés au public au Palace Es Saadi de Marrakech jusqu’au 29 avril prochain, et mis en vente par la CMOOA, l’oeuvre en plexiglas, Led et aluminium d’Abdelaziz Zerrou, appelée “Love révolution”, proposée à partir de 150.000 DH (Source: CMOOA)

    Pour sa 53e manifestation dédiée aux formes d’art contemporain, la Compagnie marocaine des œuvres et objets d’art, CMOOA, s’installe à Marrakech jusqu’au 29 avril prochain. Quelque 105 lots sont exposés au public au cœur du Palace Es Saadi, avant la vente aux enchères prévue le 30 avril à l’hôtel des ventes CMOOA à Casablanca.
    Entre peinture ou dessin, installations ou photographies, cette sélection d’artistes forme le paysage actuel de l’art marocain. Une manière de participer à leur essor, de booster leur visibilité et de saluer cette jeune génération, qui accompagne les profonds bouleversements économiques, politiques et sociaux du pays.  Au vu du catalogue, ces artistes, qui intègrent là une prestigieuse collection, portent un regard éclairé sur une société en pleine mutation. Parmi les contributeurs chargés de mettre en mots leurs points de vue sur cette scène artistique, Abdelatif Laabi parle d’artistes participant «à l’élaboration d’une langue commune, une  sorte  d’esperanto  de  l’art  dont  le  lexique et  la  grammaire peuvent être immédiatement intelligibles pour tout un chacun, où qu’il se trouve et quelle que soit sa culture d’origine». Cette vente de la CMOOA est déjà un hommage à Leila Alaoui, disparue à

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    Le propre de l’art contemporain étant de provoquer la réflexion chez celui qui regarde, la jeune photographe Rim Battal excelle en la matière avec ses 2 tirages, mis à prix chacun à partir de 30.000 DH, appelés “Phénomène d’extériorisation cathartique” et “La mariée ira mal” (Source: CMOOA)

    Ouagadougou en janvier dernier. Les amateurs et collectionneurs pourront acquérir ses photographies tirées de la série «No pasara», dont les profits seront reversés à la Fondation Leila Alaoui, qui retrace le parcours de Marocains décidés à affronter tous les dangers pourvu qu’ils arrivent à franchir la Méditerranée. Autre mise en lumière, Mohammed Kacimi, qui, pour la maison de vente casablancaise, a offert un tournant dans l’histoire de l’art du Maroc, avec son œuvre «La grotte des temps futurs». En effet, présentée en 1993, cette création avait ceci d’unique qu’elle combinait les matières, les installations, les formes, les mannequins, les écrans TV et les pigments éparpillés. Logique donc que le lot n°1 de la vente soit sa toile «Quand le mot joli est prononcé, la peinture se tue», mise à prix entre 280.000 et 320.000 DH. Font également partie du voyage, 2 toiles de Mahi Binebine, une sculpture bois et clous d’Abderrahim Yamou, des photographies de la série «La salle de classe» de Hicham Benohoud, le travail de haute-volée de Larbi Cherkaoui et Hassan Hajjaj, ou des encres sur papier d’Aïcha El Beloui, une artiste de 32 ans. En vedette, l’œuvre «Ceux qui savent et ceux qui ne savent pas» de Mounir Fatmi, un bas-relief, câbles d’antenne et attaches, proposé à la vente à partir de 750.000 DH, et l’installation de Faouzi Laatiris appelée «Le baiser», estimée à 380.000 DH.
    L’événement offre un panorama non exhaustif de la jeune scène artistique marocaine, mettant en lumière des talents, comme Abdelaziz Zerrou et sa «Love révolution» ou la photographe Rim Battal, qui sait parfaitement par son travail interroger celui qui regarde, et donc susciter son sens critique. Le propre de l’art contemporain.

     

     

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