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    International

    Région Mena/Pétrole
    Le FMI prévient de l’impact d’une baisse prolongée

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4759 Le 26/04/2016 | Partager
    Les marchés n’anticipent qu’une légère remontée à 50 dollars le baril
    Des réformes nécessaires pour les pays exportateurs et importateurs
    Riyad crée un fonds souverain de 2.000 milliards de dollars
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    La faible évolution attendue des cours s’explique par le fait que l’offre mondiale de pétrole ne devrait fléchir que lentement, car l’Iran relance ses exportations et les autres pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP maintiennent un niveau élevé de production dans le contexte d’une croissance mondiale médiocre (Ph. FMI)

    La faiblesse des cours du pétrole et l’aggravation des conflits continuent de peser sur l’activité économique dans la région Moanap(1), relève le FMI dans sa mise à jour des perspectives économiques régionales publiée le 25 avril 2016. Depuis la mi-2014, les cours du pétrole ont chuté de près de 70% pour s’établir aux alentours de 40 dollars le baril. Les marchés n’anticipent qu’une légère remontée à 50 dollars le baril d’ici la fin de la présente décennie, mais cette prévision est entourée de beaucoup d’incertitudes. Pour cela, les monarchies pétrolières du Golfe doivent diversifier leurs sources de revenus et réduire leurs dépenses. L’Arabie saoudite vient d’annoncer son intention de vendre en Bourse moins de 5% du géant pétrolier Aramco et de se doter d’un fonds souverain de 2.000 milliards de dollars, le plus grand du monde, dans le cadre d’un vaste plan de transformation de son économie. Celle-ci devrait croître au rythme de 1,2% cette année, contre 3,4% en 2015.
    ■ Pays importateurs de pétrole: Le taux de croissance, qui est passé de 3% sur la période 2011–14 à 3,75% en 2015, devrait se maintenir à ce niveau en 2016–2017. La baisse des cours du pétrole, le moindre effet de freinage budgétaire et le regain de confiance résultant de l’avancement des réformes engagées récemment accompagnent ce redressement. En Tunisie et en Egypte, l’aggravation des menaces pesant sur la sécurité a affecté la confiance et le tourisme. Au Maroc, l’activité économique devrait aussi ralentir sous l’effet de la baisse de la production agricole. Le FMI place le Maroc parmi les pays qui connaissent une faible croissance (supérieure à 0,5%), alors que sa prévision initiale créditait le pays de 2,3% en 2016 (cf. notre édition N°4750 du 13/04/2016).  D’ici 2020, l’endettement public sera proche de 60% du PIB. Il est essentiel d’opérer des réformes structurelles pour accroître la confiance des chefs d’entreprise et améliorer les marchés du travail. Au Maroc, le taux de chômage qui était sous la barre de 9% se situe actuellement à 10%.
    Dans la région, les réformes des subventions généralisées à l’énergie ont permis de stabiliser la dette publique et de préserver la stabilité macroéconomique. De nouvelles mesures d’assainissement budgétaire sont toutefois nécessaires pour engager fermement la dette publique sur une trajectoire viable et reconstituer les marges de manœuvre. Dans certains cas, une plus grande flexibilité du taux de change permettrait aussi de réduire les vulnérabilités et d’améliorer la compétitivité. Une intensification des réformes structurelles dans le secteur des entreprises et des échanges, ainsi que sur les marchés du travail et des capitaux, est indispensable.

    ■ Pays exportateurs de pétrole: Si leur taux de croissance passera de 2% en 2015 à 3% cette année, c’est surtout en raison de l’accroissement de la production pétrolière en Irak et en Iran (suite à la levée des sanctions). Malgré les mesures ambitieuses d’assainissement budgétaire mises en œuvre cette année, les soldes budgétaires se détérioreront sous l’effet de la chute marquée des cours du pétrole. Les déficits budgétaires cumulés des pays du CCG et de l’Algérie devraient atteindre près de 900 milliards de dollars sur la période 2016–2021. Les pays du CCG envisagent d’adopter une TVA au cours des prochaines années. Aussi, de nouvelles réformes des tarifs de l’énergie pourraient permettre d’épargner quelque 2% du PIB. Des mesures d’assainissement des finances publiques s’imposent aussi dans les pays du CCG pour soutenir les régimes de taux de change fixe. Les efforts d’amélioration des recettes devraient principalement porter sur la conception de régimes fiscaux à large assiette. L’adoption d’une TVA de 5% pourrait, par exemple, rapporter l’équivalent d’environ 1,5% du PIB.

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    (1) Pays exportateurs de pétrole de la région Moanap: Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Iran, Irak, Koweït, Libye, Oman, Qatar et Yémen. Pays importateurs de pétrole de la région Moanap: Afghanistan, Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Pakistan, Soudan, Syrie et Tunisie.

     

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