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    International

    Obama, VRP dévoué du traité transatlantique

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4759 Le 26/04/2016 | Partager
    Le président américain pousse à la conclusion des négociations
    Berlin enchanté, Paris sur la défensive

    Pour la promotion du traité de libre-échange avec l’Union Européenne, le président américain, Barack Obama est arrivé dimanche à Hanovre, où il a eu plusieurs tête-à-tête avec Angela Merkel. La principale raison de son déplacement est de faire évoluer les discussions autour du traité transatlantique, connu sous l’acronyme TTIP ou TAFTA.
    Le président américain a estimé que les négociations sur l’accord du libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union Européenne doivent avancer pour pouvoir aboutir d’ici la fin de l’année. C’est-à-dire avant la fin de son mandat. «Je ne m'attends pas à ce que nous soyons en mesure de finir la ratification d'un accord d'ici à la fin de l'année, mais je prévois que nous ayons terminé les négociations (en vue) de l'accord, et alors les gens seront en mesure de voir pourquoi cela serait positif pour nos deux pays», a-t-il déclaré après. La chancelière de son côté a affirmé que l’accord est un avantage pour les PME allemandes dans la mesure où il appuierait leur accès au marché américain.
    L’objectif de ce qui est présenté comme le plus grand traité commercial au monde, est de lever les barrières douanières et réglementaires et établir une zone de libre-échange entre les Etats unis et l’Union Européenne. Il régira un marché de 850 millions de consommateurs en Europe et Outre atlantique. Reste qu’il reste beaucoup de divergences à lever. «Les Américains ne veulent pas ouvrir leurs appels d’offres publics aux entreprises européennes. C’est tout le contraire du libre-échange, selon moi», soutient Sigmar Gabriel, ministre de l’Economie allemand. «Le traité de libre-échange transatlantique, va échouer si les Etats-Unis ne font pas de concessions» ajoute-t-il. La France quant à elle, veut mettre fin aux discussions. Le président François Hollande a déclaré lors d’une émission sur France 2 que «la France a fixé ses conditions, la France a dit que s’il n’y a pas de réciprocité, s’il n’y a pas de transparence, si pour les agriculteurs il y a un danger, si on n’a pas accès aux marchés publics et si, en revanche, les Etats-Unis peuvent avoir accès à tout ce que l’on fait ici, je ne l’accepterai pas».
    Le projet fait l'objet de controverses dans l’opinion. Des dizaines de milliers de personnes sont sorties le week-end dernier manifester à Hanovre en clamant «Nous ne voulons pas du TTIP. Nous souhaitons la démocratie, pas la culture du secret et le pouvoir des grandes entreprises» ou encore «Il n’y a aucune raison de marcher dans les pas des Etats-Unis. La société européenne n’a pas besoin de progresser au détriment de l’environnement».

    120 milliards d’euros de gain pour l’UE

    Selon le Centre de recherche politique et économique (CEPR), l’accord pourrait générer des gains de 120 milliards d’euros pour l’Union européenne et de 95 milliards de dollars pour les Etats-Unis. L’Allemagne en sera la plus grande bénéficiaire, de part son statut de première exportatrice en Europe. Néanmoins, le refus de Washington de l’ouverture des appels d’offres à l’international, la régulation financière, les indications géographiques protégées et le manque de clarté des négociations, constituent un frein quant à l’avancement du traité.

     

     

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