×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Migrants
    Bruxelles tire un bilan positif de l'accord UE-Turquie

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4757 Le 22/04/2016 | Partager
    Le flux vers l'Europe à partir d’Ankara se poursuit
    Erdogan insiste sur la libéralisation des visas, décision le 4 mai

    Lors d'une réunion, jeudi 21 avril à Luxembourg, la présidence néerlandaise de l'UE a pressé les Etats membres à concrétiser rapidement les «réinstallations» de réfugiés syriens en Europe depuis la Turquie. Un élément-clé de l'accord migratoire entre l'UE et Ankara qui a suscité un tollé. En parallèle de la réunion, la Commission européenne a publié un rapport sur la mise en oeuvre de la déclaration UE-Turquie. Globalement, la nouvelle approche a commencé à porter ses fruits. A ce jour, 103 réfugiés syriens ont été réinstallés dans l'UE dans le cadre du programme «1 pour 1». Près de 325 migrants en situation irrégulière, arrivés en Grèce après le 20 mars après être passés par la Turquie, ont été renvoyés vers ce pays. De son côté, la Grèce a mis en place des procédures accélérées pour le traitement des demandes d'asile sur les îles, depuis les entretiens initiaux jusqu'aux pourvois.
    En attendant, la Turquie met la pression sur l'Europe à propos des visas. Le 4 mai, la Commission présentera son troisième rapport sur les progrès accomplis en matière de libéralisation du régime des visas. Ankara prend les mesures nécessaires pour satisfaire aux critères restants, le rapport sera accompagné d’une proposition législative ayant pour effet de transférer la Turquie sur la liste des pays exemptés de l'obligation de visa. Le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a fait de ce dossier une condition pour continuer de respecter l'accord controversé conclu le 18 mars. Il a menacé de ne plus l'appliquer si les Européens ne tenaient pas leur promesse d'ici fin juin. Mais la Turquie doit aussi remplir certaines conditions. Il y a au total 72 critères, allant de la sécurité des documents aux droits fondamentaux. Plusieurs sources diplomatiques européennes doutent de la capacité de la Turquie à les respecter tous d'ici fin avril, pour une exemption d'ici fin juin. Ankara devait obtenir, en échange de sa contribution à la solution de cette crise migratoire, une aide financière supplémentaire de 3 milliards de dollars, l'accélération de la libéralisation des visas turcs et du processus d'adhésion à l'UE.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc