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    Flâneries au travail: Comment y mettre fin

    Par Karim Agoumi | Edition N°:4754 Le 19/04/2016 | Partager
    Plus d’une heure par jour passée à rêvasser, des pertes considérables pour l’entreprise
    Intervention d’un coach, sonothérapie, design du bureau… Les outils pour changer la donne
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    Rêvasser au bureau peut arriver à tout le monde. Ce phénomène courant prend néanmoins des proportions de plus en plus importantes et menace clairement la productivité des salariés. Ainsi, d’après une enquête récente menée par l’éditeur informatique français Olfeo, les employés passent pas moins d’une heure et quart sur la toile à des fins personnelles, ce qui équivaut à près de quatre semaines de vacances en plus dans l’année! Pour changer la donne et éviter ce type de comportement au bureau, il est avant tout conseillé de limiter le temps dédié aux réunions, de multiplier les échanges entre travailleurs ou encore de faire appel à un expert de la relation d’aide. Une activité irrationnelle qui peut même devenir rentable si elle est bien encadrée… La flânerie représente ainsi un comportement de plus en plus courant en entreprise. D’après une étude du français Olfeo, les salariés passent environ 75 minutes par jour à rêvasser. Autre chiffre risquant de donner des sueurs froides aux patrons, près de 58% de l’utilisation d’Internet est personnelle! Parmi les sites les plus visités, l’on trouve notamment les plateformes médiatiques et d’actualité, les forums et les plateformes vidéos-radio qui représentent respectivement 21%, 19% et 15% du top 10. Par ailleurs, le temps passé sur les réseaux sociaux, représentant environ 9% du total, est clairement en baisse. En effet, les internautes ont pris l’habitude de se connecter directement à travers les applications sur smartphone pour accéder à Twitter ou encore à Facebook. La flânerie peut être causée par un manque d’énergie, une panne d’inspiration ou encore par une insuffisance d’heures de sommeil, confie Saif Allah Allouani, coach certifié, maître PNL et expert en psychologie d’entreprise. Mais pas seulement. Ce comportement peut devenir particulièrement alarmant si l’employé perd tout sens et tout intérêt concernant son travail et ses tâches quotidiennes. «Dans ce cas, la personne évite inconsciemment de se concentrer dans son travail comme si elle répond à une petite voix intérieure lui soufflant: à quoi bon!», précise le spécialiste.
    Un phénomène qui peut avoir des répercussions plus ou moins graves sur la productivité, notamment lorsqu’il s’agit d’un commercial ou encore d’un opérateur sur la ligne de production. En effet, trop de flâneries peut facilement compromettre le respect des délais de livraison de projets ou encore les deadlines, explique Saif Allah Allouani. Cependant, la mesure de l’impact est moins évidente lorsqu’il s’agit de cadres et managers qui disposent de plus de libertés en termes de gestion de leur temps de travail.
    Pour changer la donne, les spécialistes recommandent dans un premier temps d’encourager les rencontres et les échanges entre salariés. Un moyen efficace d’éviter l’isolement prolongé et le travail cloisonné. Autre solution préconisée, limiter et encadrer le temps dédié aux réunions de travail afin de pouvoir conserver un niveau d’attention optimal de la part des employés. Des pratiques plus originales peuvent également être instaurées, renchérit l’expert. Il est également conseillé de jouer sur le design du lieu de travail en le rendant plus stimulant et excitant afin de développer la concentration des travailleurs. L’on peut aussi faire appel à la sonothérapie en meublant l’espace acoustique du bureau de manière plus «énergisante». Et ce n’est pas tout. En cas de flânerie dite «chronique», l’intervention d’un professionnel de la relation d’aide et notamment d’un coach est préférable. Ce dernier pourra agir sur les causes profondes du phénomène chez le salarié et l’aider à redonner du sens à son travail.

    Une activité irrationnelle qui peut devenir rentable

    La flânerie au bureau constitue une activité irrationnelle qui n’a pas que des inconvénients. Elle peut en effet devenir rentable si elle est bien encadrée et «apprivoisée». En effet, d’après Saif Allah Allouani, coach certifié, maître PNL et expert en psychologie d’entreprise, le cerveau d’un individu qui rêvasse au bureau ne se met pas en veille. Tout au contraire, ce dernier est même en hyperactivité, ce qui donne des possibilités énormes en termes de créativité et de renouvellement des ressources psychologiques et intellectuelles. Pour profiter pleinement de ce potentiel inespéré, le salarié doit suivre trois phases bien déterminées pour réaliser une activité donnée. La première constitue la phase de «réflexion» à travers laquelle les cadres ont la permission de flâner. La seconde correspond à la phase dite de «réalisation» dans laquelle l’employé produit et réalise ses tâches après avoir «flâné». La troisième étape, quant à elle, est dédiée au perfectionnement de son travail. Ainsi, consacrer un temps fixe à chacune de ces phases permet de bénéficier des potentiels cachés de la flânerie.

     

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