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    Economie

    Maroc/UE
    Vers une nouvelle approche en Afrique?

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4754 Le 19/04/2016 | Partager
    Coopération triangulaire pour apporter des réponses globales au terrorisme et à la migration
    Pour Harlem Désir, «Paris et Rabat sont l’axe de ce partenariat entre les deux continents»
    Il appelle à accélérer la sortie de crise pour remettre en marche
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    Harlem Désir, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, s’est dit «impressionné» par les projets d’aménagement de la vallée du Bouregreg, dans lesquels des entreprises françaises sont impliquées (Ph Bziouat)

    Comme nous l’avions annoncé dans notre édition du lundi, Harlem Désir, secrétaire d’Etat français aux affaires européennes, était hier à Rabat. Une visite éclair durant laquelle il a rencontré plusieurs ministres marocains, dont Salaheddine Mezouar, Nacer Bourita ou encore des responsables d’instances constitutionnelles, comme Driss El Yazami, président du CNDH. Au centre des consultations, le principal dossier d’actualité, à savoir l’accord agricole. Pour Harlem Désir, «les choses sont en bonne voie pour sortir de cette crise». Détermination et engagement aux côtés du Maroc, des mots qui reviennent dans la bouche du secrétaire d’Etat français. Il s’est dit confiant quant à l’issue de cette affaire. Pour lui, «les arguments présentés par la France et d’autres Etats de l’UE ont toutes les raisons d’être entendues». Aujourd’hui, l’enjeu est que «cela soit traité de façon accélérée afin de remettre cet accord en marche». Surtout que Rabat et Bruxelles ont en perspective la finalisation de l’accord de libre échange global, qui «devra favoriser un accès plus large au marché européen et multiplier les modalités d’intégration de nos économies», a-t-il expliqué.
    Le secrétaire d’Etat français a mis l’accent sur les interventions des institutions européennes, «convaincues  du succès du Maroc en termes de projets de développement». En plus de l’aide directe de l’UE dans le cadre de la politique de voisinage, qui s’élève à 1,7 milliard d’euros pour la période 2014-2020, il a rappelé les engagements d’autres établissements financiers européens. C’est le cas de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui va mobiliser 500 millions d’euros, sous forme de prêts, lors des deux prochaines années, ainsi que la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui devra injecter près de 265 millions d’euros.
    Aujourd’hui, le partenariat Maroc-UE est appelé à s’étendre vers le reste du continent africain. «Paris et Rabat doivent jouer le rôle d’axe de développement dans ce partenariat avec l’Afrique», a estimé Harlem Désir. Surtout face à «la confiance dont jouit le Maroc dans la région», a-t-il ajouté. Après la France et récemment les Etats-Unis, l’Union européenne semble intéressée par le modèle de coopération triangulaire, en vue de la conquête des marchés africains. Le secrétaire d’Etat français a été on ne peut plus clair: «l’Afrique doit devenir un projet pour l’Europe et non pas une source de peur». Pour lui, la mutualisation des efforts est décisive pour réussir cette approche. Terrorisme, migration… autant de dossiers qui nécessitent le renforcement des synergies entre les deux rives de la Méditerranée. Si «le partenariat sécuritaire est indispensable», selon Désir, «ce dialogue UE Afrique doit s’inscrire dans une approche globale», a-t-il ajouté. Ce continent doit être pensé aujourd’hui comme «une source d’opportunités, vu les grands besoins des populations en termes de formation, d’urbanisation, d’infrastructures…». Les entreprises européennes, notamment françaises, semblent prêtes à surfer sur cette vague, en s’appuyant sur le réseau d’opérateurs marocains déjà en place. «Elles ont compris que le Maroc est le partenaire idéal pour aller vers l’Afrique», selon le secrétaire d’Etat français.

    Le rapport de Ban Ki-moon «doit contribuer à l’apaisement»

    A quelques jours de la présentation du rapport du SG de l’ONU sur le Sahara, Paris apporte son soutien au Maroc sur ce dossier. Harlem Désir, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, a indiqué que son pays plaide pour que «ce rapport puisse contribuer à l’apaisement». Pour lui, «la résolution du Conseil de sécurité doit également aller dans ce sens et favoriser la reconduction de la mission de la Minurso, afin d’aboutir à une solution politique sur la base du plan d’autonomie proposé par le Maroc». La COP22 était également au cœur des discussions avec les ministres marocains. Les deux pays sont les têtes de pont de ce chantier planétaire. Aujourd’hui, l’enjeu est de pousser vers la signature de l’accord de Paris, sa ratification et le démarrage de sa mise en œuvre par le plus grand nombre d’Etats, a expliqué le responsable français, dont le pays va passer le flambeau au Maroc en novembre prochain.

     

     

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