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    Economie

    Dialogue social
    Les agriculteurs montent au créneau

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4754 Le 19/04/2016 | Partager
    La relance des travaux se fait sans «eux»
    L’Emploi et l’Agriculture avaient pourtant intégré la Fifel
    Les professionnels demandent avec insistance à y être associés
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    Les opérateurs agricoles se sentent marginalisés suite à la relance des travaux de la Commission sociale le 14 avril dernier, sans concertation avec les représentants du secteur. Un secteur, qui selon la Fifel, traverse de nombreuses perturbations dues aux grèves répétées (Ph. OM)

    Le secteur agricole est sous le choc de la relance du travail de la Commission sociale, et ce, sans concertation avec les représentants de ce secteur névralgique. C’est ce qui ressort d’un communiqué du bureau national de la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes (Fifel) publié ce lundi. «Cette nouvelle tombe comme un couperet et laisse encore le secteur agricole sous le choc de l’incompréhension, car jusqu’à aujourd’hui, aucune information ne nous est parvenue à ce sujet comme prévu», dénonce Houcine Aderdour, président de la Fifel. La commission sociale représentant le gouvernement, les centrales syndicales et les employeurs a en effet démarré depuis le 14 avril dernier son travail, sans autre forme de procès. Ce qui a déclenché un tollé général, les agriculteurs ayant été écartés d’office de cette commission. «Malgré les décisions des ministères de l’Agriculture et de l’Emploi, nous avons été mis hors circuit comme ce fut le cas lors de l’élaboration du Code de travail en 2004, alors que nous avons notre avis à donner», déplore la profession qui estime que nul ne connaît ses préoccupations et ses contraintes mieux qu’elle-même. Un enchaînement pour le moins étonnant surtout que les écrits échangés avec les ministères allaient dans le bon sens. Et cela depuis le 17 juillet 2012, date à laquelle le ministre de l’emploi a signifié par écrit à son homologue de l’Agriculture, la participation de la Fifel au dialogue social. Le 20 septembre de la même année, le ministère de l’Agriculture confirmait à son tour à la Fédération l’avis favorable à sa participation au dialogue social national. La Fédération était également conviée au Conseil de la négociation collective, de la médecine du travail et du conseil supérieur de l’emploi. Preuve de cette entente, la rencontre organisée en décembre 2014 avec le ministre de l’Emploi au siège de la fédération. Une occasion qui a permis de débattre des contraintes du secteur agricole. En l’occurrence, les problèmes liés à la saisonnalité, à la fragilité et à la vulnérabilité du secteur, tributaire des aléas naturels et du produit périssable. Les opérateurs se retrouvent également pénalisés par les grèves répétées et souvent injustifiées pendant les périodes sensibles de production. Aujourd’hui, et à travers son communiqué, la profession demande «avec insistance» la participation de la Fifel aux travaux du comité social. «Nous avons assez subi. Nous ne pouvons pas rester passifs éternellement. Il est temps de prendre en main la destinée de notre secteur», clame la profession qui dénonce les décisions hâtives sans consultation avec les intéressés. A savoir, les producteurs, conditionneurs et exportateurs de fruits et légumes qui devraient bien au contraire être impliqués dans toute décision touchant le secteur agricole dont le poids économique et social n’est plus à démontrer.

     

     

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