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    Evénement

    Dialogue social
    Les syndicats imposent le rythme

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4749 Le 12/04/2016 | Partager
    Le gouvernement attendu sur l’amélioration des salaires
    L’institutionnalisation du dialogue social, en fin de mandat…
    La loi sur la grève continue de diviser syndicats et gouvernement
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     L’institutionnalisation du dialogue social figure parmi les points à l’ordre du jour. Elle intervient à la fin du mandat de ce gouvernement qui a démantelé la périodicité des réunions d’avril et de septembre, mises en place par Abbès El Fassi, alors Premier ministre (Ph. L’Economiste)

    Les projecteurs seront braqués aujourd’hui sur la reprise du dialogue social entre les partenaires sociaux. Pour faire sortir le chef du gouvernement de son mutisme, il a fallu que les syndicats maintiennent la pression, avec des formes de protestation et en bloquant l’examen des projets de loi relatifs à la réforme des retraites des fonctionnaires. Abdelilah Benkirane s’est retrouvé dans l’obligation de convoquer un round du dialogue social. Outre le chef du gouvernement et au moins trois de ses ministres (Mohamed Boussaid, Mohamed Moubdiî et Abdeslam Saddiki), cette rencontre connaîtra la participation de la présidente de la CGEM Meriem Bensalah-Chaqroun et les patrons des quatre syndicats les plus représentatifs (UMT, CDT,UGTM et UNMT).  Avant ce grand rendez-vous, une commission technique, composée des secrétaires généraux du ministère de l’Intérieur, de la Fonction publique, la directrice de l’emploi au ministère de l’Emploi et des représentants des syndicats, a tenu une réunion.
    L’idée est de déblayer le terrain et de préparer ce round, en proposant une méthodologie de travail. C’est chose faite lors de sa dernière rencontre du dimanche après-midi. Ainsi, elle a proposé une approche qui consiste à travailler dans le cadre d’une seule commission tripartite, avec un calendrier arrêté et un ordre du jour précis. L’objectif est d’élaborer un projet d’accord qui sera soumis à la commission nationale du dialogue social avant le premier mai prochain.
    Au sujet de l’ordre du jour, la commission technique suggère un classement des points à discuter lors de ce round. Ainsi, le menu est composé de 8 points dont «l’accord du 16 avril 2011, ajouté lors de la dernière réunion de dimanche», a souligné une source proche du dossier. Le premier point à discuter concerne l’institutionnalisation du dialogue social et le développement des négociations collectives. Dommage que cela intervient à la fin du mandat de ce gouvernement dont le patron a finalement démantelé la périodicité des réunions d’avril et de septembre, mises en place par Abbès El Fassi, alors Premier ministre. La session de septembre visait à introduire les mesures arrêtées dans le projet de loi de finances et celle d’avril pour faire le point et à proposer des nouvelles pistes. Outre les libertés syndicales, le menu comporte l’amélioration des salaires des fonctionnaires et des salariés. Cette revendication peut être abordée de plusieurs axes. Cela va de l’impôt sur le revenu, aux allocations familiales, en passant par les grades pour les fonctionnaires. Des syndicalistes poussent à ce que le gouvernement fasse un geste, pas forcément augmenter les salaires mais réduire le taux de l’IR par exemple qui impactera le pouvoir d’achat. Comme l’exécutif a dégagé des économies, avec la baisse de l’enveloppe de la compensation, les syndicats veulent leurs parts. D’autant que le 1er mai approche et il faudrait qu’ils puissent annoncer des bonnes nouvelles à leurs bases.
    Au menu également, le renforcement de la couverture sociale. Ce point concerne particulièrement le secteur privé. En effet, toutes les entreprises ne déclarent pas l’ensemble de leurs effectifs. Certaines se contentent de le faire épisodiquement. Un autre point porte sur l’intégration de l’informel.
    Cependant, un point de l’ordre du jour continue de diviser les syndicats, le gouvernement et le patronat. Il s’agit de la législation sociale. Dans cette rubrique, on retrouve la réforme de la loi sur les syndicats, le Code du travail, la loi organique sur la grève. Ce dernier texte est actuellement au Secrétariat général du gouvernement. Il sera programmé dans un prochain Conseil des ministres.

    Les retraites au cœur du dispositif

    Même si elle est classée à la 6e place de l’ordre du jour, la réforme des retraites des fonctionnaires sera au cœur des discussions d’aujourd’hui. Les syndicats ont été déterminés: avant d’engager l’examen des trois projets de loi relatifs à la réforme des retraites des fonctionnaires au sein de la Commission des finances de la Chambre des conseillers, il fallait que Abdelilah Benkirane fasse un geste. Les principales centrales, à l’exception de l’UNMT du PJD, ont exigé et obtenu que le dossier revienne au dialogue social. Evidemment, le chef du gouvernement n’a pas retiré les textes du Parlement comme l’ont souhaité certains syndicalistes. Il s’est contenté d’un appel à la réunion d’aujourd’hui.

     

     

     

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