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    Tourisme: Le Nord perd du terrain

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:4748 Le 11/04/2016 | Partager
    Les clients espagnols commencent à partir ailleurs
    Les nationaux et les touristes arabes en croissance

    La destination perd du terrain face à d’autres sites en Méditerranée, selon le CRT de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Pour ce dernier, le contexte d’instabilité actuel a favorisé d’autres destinations, en Méditerranée, au détriment du Nord. Ce dernier a largement perdu, essentiellement parmi ses clients espagnols qui ont cherché des destinations, au sein de l’Espagne ou dans d’autres pays d’Europe, moins chères. En effet, le ralentissement de l’économie espagnole, malgré des signes de récupération, n’a pas encore atteint le bout du tunnel. Ces effets se sont traduits par une nette réduction des arrivées de touristes espagnols de près de 23% par rapport à l’année précédente, ce qui s’est traduit par une réduction de 25% des nuitées. Le marché français lui aussi est en berne, avec une réduction des arrivées et des nuitées de 16%. La ville a par contre vu le tourisme arabe exploser par rapport aux années précédentes pour atteindre les 57.000 arrivées, soit une croissance de 46%. Dans ce cas, l’effet “Salman”, le roi saoudien, et la cour qui l’accompagnait lors de son séjour à Tanger est à relever. Ce dernier avait séjourné à Tanger pendant plus d’un mois jusqu’à la mi-septembre, ce qui s’est traduit par le jackpot pour une bonne partie du secteur touristique local.
    Les touristes nationaux semblent par contre fidèles au poste avec presque un demi-million de nuitées, en légère hausse de 2% par rapport à la période précédente et ce malgré une saison d’été marquée par le mois de Ramadan qui s’est invité durant une bonne partie du mois de juillet, limitant les arrivées de cette catégorie de touristes. Malgré tout, la ville de Tanger n’a pas réussi à atteindre le million de nuitées, soit une baisse de 3% par rapport à l’année précédente, selon les chiffres de la Direction provinciale du tourisme.
    Pour le Conseil régional du tourisme, la réduction en volume est compensée par la qualité des touristes venant à Tanger. Il s’agit de plus en plus d’hommes d’affaires attirés par les opportunités de business à Tanger. Une tendance qui semble installée et sur laquelle il faudra capitaliser, insiste le Conseil. Pour Tétouan, le rythme semble être un peu plus lent. La ville de la Colombe blanche ne vit, touristiquement parlant, que pendant trois à quatre mois. La destination souffre en effet d’une saisonnalité extrême à cause de son produit phare, le balnéaire. L’arrivée de plusieurs nouvelles unités hôtelières pourra aider à inverser la tendance, mais il faudra plusieurs années avant que la situation ne puisse atteindre l’équilibre, note-t-on au CRT.
    De notre correspondant, Ali ABJIOU

     

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