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    International

    Les pays émergents face au reflux de capitaux

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4746 Le 07/04/2016 | Partager
    Chine, Russie, BRICS… les plus touchés
    Gestion prudente des réserves de changes
    Le FMI analyse les risques
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    Un ralentissement prolongé n’est pas inédit. Celui de 2010-2015 est plus ou moins comparable, par son ampleur et sa durée, aux fléchissements majeurs des années 80 et de la fin des années 90

    Les flux de capitaux en direction des pays émergents restent modestes, après cinq années de baisse soutenue. C’est ce que relève le FMI dans une note sur comment «comprendre le ralentissement des flux de capitaux vers les pays émergents».
    C’est un sujet de préoccupation, car les flux de capitaux peuvent favoriser l’investissement intérieur et la croissance. Des phases prolongées de ralentissement dans le cycle mondial des flux de capitaux pendant les années 80 et 90 sont liées à une forte incidence des crises de la dette.
    Si, globalement, les flux de capitaux nets vers les pays émergents ont nettement reculé en 2015, le ralentissement a en fait débuté peu après 2010. Le recul a touché toutes les régions et la majorité des pays émergents, quelle que soit leur taille. Il ne s’est pas limité à la Chine, à la Russie ou aux seuls BRICS.
    D’après l’analyse du FMI, la baisse des entrées brutes et la hausse des sorties brutes (rapportées au PIB) ont toutes deux contribué au repli marqué de 2010-2015. La dégradation des perspectives de croissance dans les pays émergents explique la majeure partie du ralentissement. Pourtant, des facteurs structurels et liés à la politique économique intérieure déterminent largement dans quelle mesure les différents pays ont été touchés.
    Pendant 2010-2015, une des principales sources de résilience pour la plupart des pays émergents a été leur plus grande intégration financière internationale. Ceci sous la forme d’avoirs étrangers plus élevés (y compris les réserves internationales) et d’une part accrue de la dette extérieure libellée en monnaie nationale. Ce qui réduit les effets de la baisse des flux de capitaux sur le risque pays.
    Dans beaucoup de ces économies, un assouplissement du taux du change est un autre facteur de résilience. En effet, les dépréciations rendent les sorties de capitaux plus coûteuses et attirent de nouvelles entrées. Par ailleurs, les dépréciations monétaires peuvent jouer un rôle d’amortisseur plus efficace pour la consommation et l’emploi. Ce qui atténue les ralentissements de la croissance et les risques de crise de la dette.
    De manière générale, il ressort de l’analyse du FMI que l’influence des facteurs mondiaux a été moins importante dans les pays émergents où la dette publique était plus faible, les réserves de changes plus élevées et le régime de change plus flexible.
    Les pays ne sont pas de simples spectateurs du cycle mondial des flux de capitaux. Et plusieurs politiques sont mis en place. Il s’agit notamment des politiques budgétaires prudentes (qui réduisent la dette publique), des politiques macroprudentielles (qui limitent l’inadéquation des taux de change) et la flexibilité du taux du change (qui peut amortir les chocs). Une gestion prudente des réserves de changes (qui peut lisser les accès d’aversion au risque des investisseurs) atténuent la contraction et les répercussions intérieures du cycle mondial des flux de capitaux dans les pays émergents.

    L'Institut de la finance internationale optimiste

    Les flux d'investissement de portefeuille à destination des pays émergents ont atteint 36,8 milliards de dollars au mois de mars 2016. C’est leur plus haut niveau depuis près de deux ans, selon des données de l'Institut de la finance internationale (IIF). Pour ses experts, les investisseurs se sont dirigés vers les actions émergentes à la faveur de la baisse du dollar et de la hausse du pétrole. Quatre grandes zones (Asie, Amérique latine, Europe de l'Est & centrale, Moyen-Orient & l'Afrique) ont bénéficié de ces flux. L'Asie arrivant en tête avec des entrées nettes de capitaux de 20,6 milliards de dollars. Toutefois, l’Institut prévient que cette manne pourrait se tarir surtout avec les perspectives de hausses de taux aux Etats-Unis.

     

     

     

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