×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Régions

Casablanca-Settat
Hôtels et restaurants appelés à se mettre à niveau

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4741 Le 31/03/2016 | Partager
Prémices d’un plan d’actions ciblant le commerce de denrées alimentaires
Cellule de formation à la qualité destinée aux professionnels
Le modèle belge présenté aux opérateurs
hotel_casa-settat_041.jpg

Malgré les campagnes de contrôle et de sensibilisation, des gargotes, comme celles situées à côté du marché central ou des anciens abattoirs de Casablanca, continuent de défier les règles les plus élémentaires de l’hygiène (Ph. L’Economiste - Les visages ont été modifiés)

La région de Casablanca-Settat veut s’attaquer à l’épineux problème de la qualité du service dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. A l’occasion de la journée de la santé (7 avril), les autorités locales s’apprêtent  en effet à lancer un plan d’actions pour la restructuration du commerce de denrées alimentaires.
Une journée d’études a été organisée à cette occasion, mardi 29 mars, à la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Casablanca-Settat (CCISC). Outre les professionnels, cette rencontre a aussi réuni les autorités locales, l’ONSSA ainsi que différents intervenants dans la chaîne de la sécurité alimentaire. «Le Maroc enregistre chaque année 1.000 à 1.600 intoxications alimentaires, dont près d’un quart sont recensés dans les établissements de restauration collective», tient à préciser Mustapha Amhal, président de la CCISC. Cette recrudescence des intoxications est due, selon Amhal, à l’évolution des habitudes alimentaires, mais surtout au changement des modes de production, distribution et consommation.
Mohamed Asouwal, directeur régional de l’ONSSA, a relevé pour sa part que la sensibilisation à la sécurité alimentaire est un «énorme chantier qui vient à peine de démarrer», notamment avec cette rencontre de sensibilisation. Olivier Tilmant, auditeur et conseiller belge en matière de sécurité alimentaire, a d’ailleurs animé une séance de formation sous le thème: «la sécurité alimentaire dans les secteurs de la restauration et du commerce». Bien que sa présentation soit plutôt technique, pour un auditoire composé essentiellement de restaurateurs, l’expert a tenté d’inculquer les rudiments de la sécurité alimentaire aux professionnels. L’expert a énuméré les différents dangers (biologique, physique, chimique…) qui guettent le consommateur en cas de non respect des règles d’hygiène. «Les bonnes pratiques peuvent être résumées aux 5 M: milieu, matières premières, main-d’œuvre, matériel et méthodes», préconise Tilmant. En agissant sur ces 5 M, le restaurateur peut garantir la salubrité de ses aliments. Il va sans dire qu’en matière de contrôle et de réglementation, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA), l’équivalent de l’ONSSA belge, dispose de moyens sans commune mesure avec son homologue marocain. En effet, l’AFSCA, qui a un budget annuel de plus de 162 millions d’euros, dispose de 1.300 collaborateurs, 11 unités de contrôle, 680 inspecteurs indépendants, 50 laboratoires agréés…
L’agence belge l’autocontrôle tout en éditant des guides agréés élaborés avec les acteurs concernés. Ces derniers reprennent l’ensemble des mesures légales, exigences d’hygiène et d’autocontrôle relatives à un secteur alimentaire donné.
Fin 2014, 22.163 établissements disposaient d’un système d’autocontrôle validé pour l’ensemble de leurs activités.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc