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Monétique: Croissance à deux chiffres en Afrique

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4740 Le 30/03/2016 | Partager
Même si 90% des transactions sont effectuées en cash
Ristourne, baisse des commissions, primes de fidélité…
Des pistes pour inverser la tendance
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En parallèle à sa 11e édition, le forum Cartes Afrique a organisé, à Marrakech, un espace exposition pour présenter les toutes dernières innovations des fournisseurs des solutions dans le domaine du paiement électronique (Ph. Mokhtari)

Le gotha du monde de l’ingénierie monétique était présent au 11e rendez-vous de la carte monétique qui a achevé ses travaux le 25 mars dernier à Marrakech. Organisée par I-Conférences, en partenariat avec le ministère marocain de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie numérique, cette 11e édition a accueilli 600 participants (représentants gouvernementaux, banquiers et professionnels de la monétique) venant des quatre coins du monde.  La monétique est en pleine croissance en Afrique, même si les chiffres demeurent encore faibles, face aux réalisations de l’activité monétique dans le monde. Aussi, l’objectif de la rencontre était non seulement d’échanger des expertises, mais aussi de faire le  point sur l’avenir. Sur l’ensemble du continent, le marché du paiement électronique a connu une croissance à deux chiffres.  Au Maroc, le nombre de cartes de paiement dépasse les 10 millions, enregistrant des progressions annuelles à deux chiffres avec des affectations de paiement -commerces équipés de terminaux- de 35.000. Seulement, à peine 10% des transactions marocaines sont effectuées par paiement électronique. Il y a encore une grande marge de manœuvre pour attaquer les 90% des transactions qui sont encore effectuées en cash. Si l’utilisation de la carte bancaire a connu une nette progression, il reste tout de même une importante marge à explorer. Un potentiel pour le paiement mais aussi pour les nouveaux gisements de croissance, comme les applications gouvernementales et celles liées au commerce, estime Hassan Alaoui, président de I-Conférences. Et c’est justement pour tirer profit de ce potentiel que les gouvernements africains se sont lancés dans une véritable quête aux solutions technologiques innovantes et surtout adaptées au contexte socioéconomique de leurs populations. Au cœur des débats de cette année donc, les rôles que peuvent jouer les technologies de la carte dans le secteur bancaire et l’inclusion financière, le commerce de proximité, le déploiement des solutions de paiement ainsi que les horizons des projets e-gov. Plusieurs pays africains se sont impliqués dans des projets d’e-administration  permettant au citoyen de pouvoir faire des demandes d’état civil ou encore de certificat d’hébergement en ligne. Au Maroc, la stratégie numérique a mis en priorité le programme e-gov, rappelle Badr Boubker, directeur de l’économie numérique au ministère marocain. Un programme qui se composait initialement de 89 projets et qui  a été enrichi par une vingtaine d’autres comme le guichet électronique de commande des documents administratifs ou encore la prise de rendez-vous en ligne, le guichet pour l’extrait du casier judiciaire… D’autres expériences en Côte d’Ivoire, au Nigeria, en Tunisie ou encore en Egypte ont démontré que l’e-gov peut constituer un formidable outil pour accélérer la cadence du développement politique, social et économique en intégrant le paiement sur une carte. Pour Boubker, l’e-gov peut être un des gros clients du paiement par carte. On l’a vu d’ailleurs avec la direction des impôts qui a créé une véritable révolution pour le paiement  de la vignette.  Une exception? Car, et malgré les efforts déployés pour promouvoir et développer l’utilisation de la carte parmi les consommateurs et commerçants, l’acceptation est insuffisante notamment auprès du petit commerce et auprès de qui la culture du cash résiste au développement.

Stratégies novatrices

LA 11e édition de Cartes Afrique a dédié un atelier pour identifier les stratégies novatrices pour inverser la tendance. Parmi les pistes, la conception de modèle économique pour le micro-paiement, des actions  vis-à-vis des porteurs et des commerçants pour accompagner le changement culturel et «banaliser» l’usage au quotidien. Pour le commerçant, il y a différentes manières d’incitation comme le cobranding avec la possibilité de bénéficier d’offres commerciales dédiées ou de primes de fidélité, indique Khaled Bettaieb, directeur général SMT de Tunisie. Il y a aussi le prépayé pour les clients non bancarisés, des programmes de fidélité avec ristourne d’une partie de la commission d’inter-change ou encore des lignes de crédit pour l’usage de la carte en paiement uniquement… Plus que la sophistication des solutions, la course est plutôt à l’innovation dans les services où la sécurité reste un argument central.

 

 

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