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Finances-Banques

Baisse de régime sur le marché de la dette privée

Par Franck FAGNON | Edition N°:4732 Le 18/03/2016 | Partager
Chute de 32% des montants levés en 2015 à 53 milliards de DH
Les banques ont significativement diminué leur intervention
Excepté les billets de trésorerie, les opérations en recul sur tous les autres compartiments
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Comme sur les marchés étrangers en général, les émissions obligataires sont l'apanage des entreprises financières. Aujourd'hui, le tassement du crédit pourrait pousser les autres catégories d'entreprises à s'intéresser davantage à cette source de financement

A l'image du ralentissement du crédit bancaire, les opérations sur le marché de la dette privée ont connu une baisse de régime en 2015. Les montants levés ont dévissé de 32% à 53 milliards de DH. Les émissions obligataires (opérations visées par le gendarme de la Bourse) se sont établies à 11 milliards de DH, en baisse de 6% sur un an. L'une des conséquences de l'atonie du crédit est le recul des interventions des banques sur les certificats de dépôt.

Les émissions ont été divisées par deux. Ce décrochage tient aussi au bon comportement des dépôts de la clientèle. Cela justifie la faible activité des banques sur le marché. Les sociétés de financement qui peuvent aussi lever des fonds à des taux attractifs auprès des banques ont également réduit leurs opérations. Seules les émissions de billets de trésorerie marquent une forte hausse de 40%. La tension sur les trésorerie des entreprises explique le recours important à ce canal. Le marché de la dette privée n'intéresse pour l'instant qu'une poignée d'entreprises. En vingt ans, cette source alternative de financement n'a pas réellement réussi à bousculer l'hégémonie du crédit bancaire. Certes, les émissions obligataires sont passées de 897 millions de DH en 1997 à 11 milliards de DH en 2015. Il reste que les opérations sur ce marché sont dominées par les institutions financières. Cette configuration est la même dans d'autres pays de benchmark où le secteur financier est le plus actif sur le marché obligataire. Toutefois, les entreprises non financières gagneraient à activer davantage cette source. La baisse des taux d'intérêt ne semble pas un élément décisif. L'année dernière, en dehors des opérations des institutions financières et des entreprises en phase de restructuration (Alliances, Maghreb Steel), les montants levés se limitent à 2,5 milliards de DH.

Il y a un travail d'assainissement à effectuer au sein des PME, mais également de sensibilisation pour accroître le nombre d'entreprises éligibles au financement sur le marché des capitaux. Dans le même temps, il faudra travailler sur les conditions d'accès pour élargir la liste des émetteurs. Aujourd'hui, la Bourse également souffre de son manque de profondeur. Comme le marché de la dette privée, elle peine à s'ériger en un puissant véhicule de financement de l'économie.

 

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