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Régions

Fès-Meknès: Laenser trace les priorités de la région

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4732 Le 18/03/2016 | Partager
Les centralisateurs doivent lâcher du lest, estime-t-il
Désenclavement, infrastructures et culture… en 2016
Un budget de 341,5 millions de DH, en plus des partenariats
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Pour Mohand Laenser, président du conseil régional de Fès-Meknès, les moyens budgétaires de la région lui permettront de jouer un rôle de levier pour attirer davantage d’investissement (Ph. YSA)

Mohand Laenser veut donner une nouvelle impulsion à la région de Fès-Meknès. Elu à la tête du conseil régional en septembre dernier, le SG du Mouvement populaire avait déjà présidé aux destinées de Fès-Boulemane entre 1997 et 2003.

Aujourd’hui, il veut participer à la mise en œuvre de «la régionalisation avancée à laquelle a adhéré le Maroc avec conscience et responsabilité, et qui vise d’élargir les bases de la décentralisation et de la déconcentration et de moderniser les structures de l’Etat». Une mission très complexe qu’il faut «marcher pas à pas», dit-il. C’était lors d’une conférence de presse, tenue lundi dernier. Au cœur de cette rencontre, l’élu est revenu sur les six projets proposés par le wali de la région, lors de la dernière session, et qui ont provoqué une grande polémique. Surtout à Meknès, où la classe politique, la société civile et les opérateurs économiques sont montés au créneau, craignant que leur ville soit releguée au second plan dans la nouvelle région.

Pour Laenser, «pas de craintes, toutes les provinces bénéficieront des projets de la région». «Il faut surtout passer, non pas les bons, mais les vrais messages et dépasser les petites querelles de clocher qui sont naturelles, et partir sur les nouveaux concepts...», ajoute-t-il. Concrètement, le conseil régional dispose d’un budget d’équipement de l’ordre de 341,5 millions de DH au titre de 2016. Un montant qui sera réservé au remboursement des dettes, les études diverses, les routes, l'assainissement et les opérations économiques et sociales. Par province, l'enveloppe budgétaire affectée à Taza et Taounate est de 25 millions de DH, 19 millions de DH pour Sefrou, 32,1 millions pour Meknès-El Hajeb, 19 millions pour Boulemane et 13 millions pour Fès.

Pour cette dernière, le conseil régional est partenaire dans la réalisation d’un palais des congrès, un institut des beaux-arts et un musée. Des projets qui coûteraient quelque 366 millions de DH et qui seront financés par la région à hauteur de 20% sur 4 ans. «Nos moyens sont certes modestes. Toutefois, je pense que ces moyens nous permettront de jouer un rôle de levier pour attirer davantage d’investissement», estime le président du conseil régional. Sur un autre registre, Laenser souligne que les ressources humaines de la région sont insuffisantes aujourd’hui, aussi bien au niveau quantitatif que qualitatif. «La région n’est pas un opérateur qui réalise. Même quand elle participe et décide de pousser des investissements, elle reste une administration de mission, ramassée et forte, qui réfléchit et essaye d’aller dans le sens de la région.

En plus, la loi a prévu un outil d’exécution qui est l’Agence régionale d’exécution qui sera mise en place incessament. L’essentiel pour nous est d’avoir un petit groupe qualitatif qui puisse booster le travail», explique-t-il. D’ailleurs, c’est dans cet esprit que la régionalisation avancée est menée. L’objectif étant d’élargir les bases de la décentralisation et de la déconcentration et de moderniser les structures de l’Etat. L’élu régional entend marcher pas à pas pour la réussir. «Il faut parler et faire de la pédagogie… et ce n’est pas toujours facile. Il faut d’abord convaincre les centralisateurs de Rabat qui doivent lâcher du lest», conclut Laenser.

Quiproquo

En vertu de l’article 42 de la charte communale, le wali peut proposer des projets aux conseils élus. Durant la dernière session du conseil régional, «les projets du wali» ont suscité une grande polémique et un débat vif et virulent. Pour mettre fin à ce «quiproquo», Mohand Laenser a précisé que «la participation de son conseil dans le financement de ces projets s’étale sur 4 ans et est de 20% seulement». «Nous avons programmé des projets dans l’ensemble de la région pour une enveloppe de 169 millions de DH, soit la moitié de notre budget d’équipement (341,5 millions de DH)… l’autre moitié servira au financement d’autres projets d’envergure. Ceci, en attendant 7 milliards de DH sur développer le monde rural, pour la période 2016-2022». Ce budget profitera particulièrement aux provinces à vocation rurale dont Taounate, Taza, Boulemane, Ifrane et El Hajeb.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

 

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