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    Economie

    Commerce extérieur
    L’équipement stimule l’import

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4732 Le 18/03/2016 | Partager
    La moitié des achats concerne le matériel et intrants
    L’automobile et l’agro-industrie toujours en tête à l’export
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    Après la stagnation constatée en 2014, les achats de biens d’équipement ont repris l’année d’après. Et la tendance se confirme sur les deux premiers mois de 2016, puisque les achats de ces biens ont bondi de 14%. Avec l’import des demi-produits destinés à l’industrie, les deux groupes représentent 47% du total des importations réalisées en 2015 contre 42%, une année auparavant

    L’année démarre avec une aggravation du déficit commercial. Mais qu’il faut, malgré tout  apprécier de manière positive dans la mesure où l’import a été stimulé par les achats de biens d’équipement et de demi-produits. Signe que l’investissement et la machine de production repartent.

    L’année passée, les importations des biens d’équipement ont totalisé 87 milliards de DH, en hausse de 6,1%. Celles des demi-produits ont cru de 4,8% à 86,2 milliards de DH contre 82,2 milliards. A tel point, que la part des achats de ces deux groupes représente, pour la première fois depuis 1998,  plus de 47% du total des importations. Et la dynamique se confirme sur les deux premiers mois, puisque l’import des biens d’équipement a bondi de 14,4% et celui des demi-produits a augmenté de 5,6%. A eux seuls, ces deux groupes totalisent 29 milliards de DH, soit la moitié de la valeur des importations à fin février. Alors que la chute de 15% des acquisitions des produits bruts trouve son explication dans la baisse tendancielle des cours internationaux des matières premières. Selon les données de l’Office des Changes, les acquisitions des biens d’équipement ont concerné, dans une large mesure, l’industrie automobile, le BTP et l’activité du textile. Sans oublier les achats de véhicules industriels du matériel agricole et celui destiné aux voies ferrées.

    En ce qui concerne les demi-produits, de fortes progressions ont été enregistrées par les achats des matières plastiques, des produits chimiques, du papier et carton, des matériaux de constructions (fils, barres, profilés en fer, sanitaires, robinetterie et bois). L’ammoniac et le soufre non raffiné utilisés par l’industrie des phosphates (engrais et acide sulfurique) sont également sur un trend haussier depuis 2014. Tout particulièrement, les achats du soufre ont totalisé 6,5 milliards de DH,  l’année dernière avec un volume de 4,5 millions de tonnes. Ce qui explique la chute de 20% des importations de ce produit. A fin février dernier, la valeur des importations a marqué une hausse de 4,3% à 57,5 milliards de DH.

    Un rythme plus prononcé par rapport aux exportations : +1,2% à 36,3 milliards de DH.  Ce qui dégage un taux de couverture de l’ordre de 63%. La hausse des exportations tient toujours à la dynamique des nouveaux secteurs, notamment l’automobile (10,5%), l’électronique (4,5%) et l’aéronautique (7,7%). Fait marquant, l’agriculture et l’agroalimentaire devancent l’industrie automobile sur les deux premiers mois : 9,6 milliards de DH contre 8,9 milliards. Une situation qui va changer dans les mois à venir compte tenu du caractère saisonnier de l’activité.En revanche, les exportations de phosphates et dérivés se sont repliées de 8,3%.

    A l’import, les plus fortes hausses ont concerné l’alimentaire (12%) et les produits finis de consommation (12,9%). Alors que la facture énergétique a plongé de 21% sous l’effet de la baisse du baril. Arrêt de Samir oblige, aucune importation de pétrole brut n’a été enregistrée à fin février dernier. S’agissant des flux financiers, ils ont été marqués par l’amélioration des recettes de voyages de 1,1% à 7,5 milliards de DH et de celles des IDE de 6,2% à près de 5,4 milliards. De leur côté, les transferts des MRE ont quasiment stagné à 9,4 milliards de DH.

    Excédent de 62 milliards de DH sur les services

    Sur les cinq dernières années, la balance commerciale des services fait ressortir un excédent en progression soutenue. L’année passée, il s’est établi à 62 milliards de DH contre 59,2 milliards en 2014 et 43,1 milliards de DH en 2011. Au total, l’export des services réalisé en 2015 a atteint 138 milliards de DH contre 76 milliards à l’import. L’évolution s’explique par l’accroissement plus prononcé de l’export par rapport aux importations: 4,3% contre 3%.
    Malgré la légère baisse des recettes de voyages, les exportations de services sont restées orientées à la hausse. Les recettes du transport ont progressé de 3,4% à 26,9 milliards de DH et celles des métiers de l’offshoring de 11% à 8 milliards. En revanche, les services de sous-traitance ont pratiquement stagné avec un chiffre d’affaires autour de 12,3 milliards de DH.

     

     

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