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Economie

Afrique/Energie
Les raffineurs déclinent leurs priorités

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4731 Le 17/03/2016 | Partager
Promouvoir le processus d’amélioration de la qualité des produits, Afri normes
Et valoriser chaque baril traité pour soutirer le maximum de carburant

Valoriser au mieux chaque baril de pétrole traité pour en soutirer le maximum de carburant et réduire le plus possible ses émissions nocives. Ce sont les principaux défis que doit relever l’industrie du raffinage africaine. Défis inscrits dans la feuille de route de leur association (Ara) et présentés lors de sa conférence à Marrakech qui s’est achevée le 16 mars.  La rencontre de 3 jours a réuni quelque 400 experts du raffinage, du négoce, de la distribution et du financement. On s’attendait à ce que le cas Samir soit au cœur des discussions. Il n’en sera rien. Les raffineurs africains ont plutôt débattu du développement des ressources humaines et des défis de la croissance. Le  président sortant de l’Ara, Pierre Reteno N’Diaye, a d’emblée planté le décor. «Nous n’avons pas droit à l’échec sinon nous limiterons la croissance économique de l’Afrique et ruinerons les ambitions des générations futures». Avec une croissance économique de 10%, l’Afrique connaît certainement une dynamique sans précédent et reste un terrain d’investissement intéressant, notamment en matière d’énergie. D’autant plus qu’au fil du temps, les besoins énergétiques augmentent et les infrastructures manquent. Pourtant, l’un des grands paradoxes africains concerne la quantité de ses ressources énergétiques par rapport à sa production d’énergie. Si les réserves en pétroles fournissent le reste du monde, l’Afrique ne le raffine que très peu. Elle exporte le pétrole brut au moment même où elle importe les produits raffinés et que plusieurs unités de raffinage dans le continent disposent de toutes les capacités pour produire et réaliser l’autosuffisance de l’Afrique dans ce domaine. Contrainte d’acheter des produits raffinés, l’Afrique y perd économiquement, renforçant sa dépendance vis-à-vis des pays du Nord, déplore Alioune Sall, directeur exécutif de l’Institut des futurs africains. En prévision de la progression de la consommation de diesel et d’essence en Afrique d’ici 2025, il est nécessaire donc d’investir dans l’infrastructure pétrolière en aval afin d’assurer une production et une distribution efficaces, sûres et rentables de produits pétroliers de haute qualité. Car, sans cet investissement, la croissance dont dépend l’Afrique pour sa survie économique risque de ne pas être au rendez-vous. Pour générer un environnement propice aux investissements dans ce secteur, il faudra commencer par la promotion d’un processus ordonné pour améliorer la qualité des produits.  L’association africaine a d’ailleurs mis sur pied le concept Afri normes  relatives à la qualité de l’air qui s’appliquent par étape ou en bande sur une période de temps avec des spécifications. «L’objectif est de permettre aux raffineries africaines d’atteindre l’Afri 4 en 2020», indique Joël Dervain, secrétaire exécutif de l’Ara.

Voix panafricaine

L’Association des raffineurs africains a vu le jour il y a 10 ans pour donner une voix panafricaine à l’industrie de l’approvisionnement, du raffinage et de la distribution de pétrole. L’association représente non seulement les membres de l’industrie africaine du raffinage, mais aussi de nombreux importateurs de produits, sociétés de stockage, commerçants... Sa conférence annuelle est l’unique lieu de rencontre de l’aval pétrolier en Afrique.  Une occasion aussi pour élire son président de l’année. Les membres de l’association ont fermé les yeux sur la situation du raffineur marocain et ont élu son patron Jamal Ba-Amer à la présidence. «De toutes les manières, c’est une présidence tournante et il était prévu qu’elle revienne au Maroc», indique-t-on.

 

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