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Economie

Moody’s s’agace des hésitations sur les retraites

Par Aïda LO | Edition N°:4731 Le 17/03/2016 | Partager
L’agence maintient la note du Trésor à Ba1-stable
Mais le statu quo actuel fait planer une menace réelle
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Moody’s table sur une croissance de 2,5% en 2016, impactée par une mauvaise saison agricole. Des chiffres un peu plus optimistes que ceux du CMC (1,2%), et un cran en dessous des prévisions du FMI (3,7%) ou même du gouvernement (3%)

Le Maroc préserve sa note Ba1-stable auprès de Moody’s. Pour l’agence américaine, le Royaume fait partie des pays importateurs du pétrole dans la région qui ont bénéficié de la baisse des  prix du baril. Une situation qui a en grande partie soulagé les finances publiques. Le déficit budgétaire qui dépassait 7% du PIB en 2012 a été ramené sous la barre de 4% l’année passée, révélant ainsi les importantes économies sur la charge de compensation.
Suivant les derniers chiffres de Bank Al-Maghrib, les dépenses ordinaires ont baissé de 3,5%, à 223,5 milliards de DH, en raison principalement de la réduction de 57,2% de la charge de compensation à près de 14 milliards de DH. Pour les analystes de Moody’s, l’État devrait encore tirer profit de cette baisse des cours du baril jusqu’en 2017. L’allègement du déficit public apportera de nouvelles ressources pour les investissements publics et contribuera à la croissance et à la création d’emplois. «Les flux d’investissements directs étrangers devront aussi se renforcer au cours des 18 prochains mois», souligne l’agence. La situation stable du Maroc en fait une destination attrayante pour les investissements, en particulier dans les services, les nouvelles industries d’exportation et les énergies renouvelables.  Les analystes de l’agence de notation financière se montrent prudents sur la situation économique, fortement «volatile». Ils tablent sur une croissance de 2,5% en 2016, impactée par une saison agricole peu concluante. Des chiffres un peu plus optimistes que ceux du CMC (1,2%), et un cran en dessous des prévisions du FMI (3,7%) ou même du gouvernement (3%). Mais dans un contexte de crise mondiale, le Maroc s’en sort mieux que les autres pays importateurs de pétrole. Ceci étant, le Maroc cumule quelques rigidités structurelles. L’agence reste très attentive aux engagements de l’Etat et n’hésite pas à pointer du doigt certains aspects qui menacent la note du pays. Entre autres, une réforme des retraites qui piétine. Les schémas techniques sont déjà prêts, mais des hésitations sur la gestion de l’impact social des mesures et l’opposition des syndicats empêchent toute évolution sur ce dossier. Pour les analystes de Moody’s, l’urgence est de mettre en œuvre les réformes, surtout après la révision de l’âge de départ à la retraite. Le gouvernement a proposé en 2014 de l’augmenter progressivement de 60 à 65 ans sur les cinq ans à venir.  Or, le Royaume doit approfondir encore plus la réforme. En vertu d’un scénario sans changement, le FMI estimait que la principale caisse de retraite publique (CMR) pourrait épuiser ses réserves en 2021. La mise en place de cette réforme repousserait la date de l’assèchement des caisses de la CMR jusqu’en 2031.

 

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