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Economie

Les syndicats repartent à l’offensive

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4730 Le 16/03/2016 | Partager
Une marche programmée dimanche 3 avril
Ils promettent une saison «chaude» au gouvernement
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Le front syndical composé de l’UMT, la CDT, la FDT, l’UGTM et le Snesup  a annoncé qu’un mémorandum de protestation contre les déclarations de Ban Ki-moon sera adressé aux Nations Unies (Ph. Bziouat)

Le gouvernement ignore les syndicats. Ni grève générale, ni marche, ni la menace d’un durcissement de la protestation syndicale n’ont fait fléchir l’équipe Benkirane. Aucun contact, et encore moins, une promesse d’une rencontre pour aplanir les différends n’ont été entrepris. Une situation qui ne fait qu’exacerber les tensions.

Le front syndical composé de la CDT, l’UMT, l’UGTM, la FDT et qui vient d’être rejoint par le Snesup, promet un printemps chaud. Il compte démarrer la «saison» par une marche qui sera organisée dimanche 3 avril à Casablanca. «Nous n’allons pas nous arrêter là. D’autres mouvements suivront et s’étendront jusqu’au mois d’octobre», souligne Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l’UMT lors de la conférence de presse organisée mardi 15 mars à Casablanca.

Alors qu’ils menacent le gouvernement d’une pétition, les syndicats  rappellent qu’ils «restent responsables». C’est la raison pour laquelle ils n’ont pas reconduit la grève générale qui devait cette fois durer 48 heures. «Nos décisions ne sont pas prises sur un coup de tête. C’est après une fine analyse et des discussions que nous tranchons tout en tenant compte de la situation économique et politique du pays», indique Abdelkader Zaer,  numéro 2 de la CDT. Il rappelle ainsi que les syndicats ont une responsabilité vis-à-vis de leurs adhérents. Sans oublier le soutien qu’ils ont reçu à l’international, les syndicats  s’étonnent de la position du gouvernement. «Avec plusieurs gouvernements, les bras de fer que nous avions mené jusque-là se terminaient toujours autour d’une table de négociation», poursuivent les syndicats.  Ils mettent également le gouvernement en garde contre les risques de l’absence de dialogue.

Depuis plusieurs mois, les syndicats ont engagé un bras de fer avec le gouvernement. Ils réclament  la satisfaction de plusieurs points dont l’augmentation générale des salaires et des pensions de retraite. S’y ajoutent la baisse de l’IR, le relèvement du seuil exonéré à 6.000 dirhams par mois et la suppression de l’article 288 du Code pénal. Cet article prévoit des peines d’emprisonnement «d’un mois à deux ans et une amende de 200 à 5.000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque, à l’aide de violences, voies de fait, menaces ou manœuvres frauduleuses, a amené ou maintenu, tenté d’amener ou de maintenir, une cessation concertée du travail, dans le but de forcer la hausse ou la baisse des salaires ou de porter atteinte au libre exercice de l’industrie ou du travail».
Dans la liste des revendications figure aussi «la nécessité d’une approche participative sur la réforme de la retraite ainsi que l’application du code du travail».

 

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