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Economie

Textile technique
Le travail en synergie, le challenge

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4729 Le 15/03/2016 | Partager
Un cluster pour fédérer l’ensemble des acteurs
L’automobile, l’Outdoor, les géotextiles & agrotextiles, les cibles
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Hassan El Mokhtari, directeur général du cluster textile à usage technique: «L’un des leviers que le cluster compte actionner porte sur l’aboutissement des projets collaboratifs sur des produits commercialisables» (Ph. HE)

- L’Economiste: Quelles sont les priorités du cluster dédié au textile technique?
- Hassan El Mokhtari:
C’est d’apporter de la visibilité aux entreprises membres sur un secteur d’activité nouveau au Maroc. Pour cela, le cluster s’attache à collecter un maximum d’informations stratégiques à travers la réalisation d’études de marché mais aussi en profitant de l’expérience des autres clusters marocains ou internationaux. Le dernier voyage en France a permis d’initier une collaboration avec 2 clusters (Sporaltec et Clubtex) ainsi que 2 pôles de compétitivité (Techtera et Uptex). Le deuxième volet concerne l’accompagnement des entreprises dans le développement de produits textile à usage technique. A cet effet, le cluster a d’ores et déjà initié 3 projets collaboratifs en fédérant plusieurs entreprises ainsi que le Laboratoire de recherche et développement de l’Esith. De même, le dernier voyage B to B au Canada a permis à nos chefs d’entreprises de se rendre compte des opportunités de développement de produits textile à usage technique, mais surtout de la faisabilité de ces produits, sachant que dans certains cas, ils nécessitent peu d’investissements matériels par rapport aux équipements déjà installés dans nos entreprises. Les enjeux se situent plus sur l’utilisation de matières premières spécifiques, d’ennoblissement et du respect des normes.

- Sur quels types de tissus allez-vous vous positionner?
- La stratégie du cluster est de permettre aux membres de se positionner sur des segments de marché à fort potentiel de développement mais aussi sur des produits où les entreprises possèdent déjà un certain nombre de prérequis au niveau des compétences à mobiliser ainsi que des équipements disponibles. De cette réflexion, il apparaît que les textiles techniques pour l’automobile, l’Outdoor, les géotextiles & agrotextiles permettent de dégager une réelle valeur ajoutée et sont en phase avec les stratégies de développement économique du Royaume.

- Moins d’une quinzaine d’entreprises sont membres du cluster. D’autres investissements sont-ils prévus?
- L’objectif du cluster C2TM est de fédérer un maximum d’entreprises sur ce secteur d’activité. Le meilleur levier est de dégager des success stories dans ce domaine. De même, le cluster compte mettre en place, dans un souci d’optimisation, des plateformes mutualisées, notamment dans les domaines de l’intelligence économique pour combler une des faiblesses de nos entreprises, à savoir le manque de connaissance des produits, les marchés ainsi que les technologies mobilisées.

- Comment se présente l’amont du textile technique?
- A l’image du textile «conventionnel», l’objectif est d’aller vers de plus en plus d’intégration sur toute la chaîne de valeur. La transition faite par la France dans ce domaine est un cas d’école puisqu’en quelques années, ce pays est devenu le deuxième producteur de textile technique en Europe, derrière l’Allemagne avec plus de 6 milliards d’euros, ce qui représente près de 50% du chiffre d’affaires du secteur textile-habillement. Une des priorités est d’abord de structurer l’activité sur les métiers du tissage, tricotage et ennoblissement. Ce sont des activités à forte création de valeur. L’essentiel actuellement est de faire en sorte à ce que les entreprises de tissage, tricotage et ennoblissement puissent se positionner et répondre à un marché où quasiment 100% des produits sont importés.  

- Le Maroc va-t-il se contenter d’importer des intrants et de les réexporter sous forme de produits finis?
- Il faut savoir que la création de valeur dans ce secteur d’activité ne se limite pas seulement à l’amont, c’est-à-dire dans la production de fils. Toutes les étapes dans le processus de fabrication d’un produit textile à usage technique sont source de valeur ajoutée que ce soit le tissage/tricotage, l’ennoblissement ou bien la confection. L’intérêt est donc de positionner nos entreprises là où la création de valeur est possible, en tenant compte de nos forces et de nos faiblesses. Les projets en cours d’accompagnement par le cluster vont dans le sens de cette démarche. Pour ce qui est de la filature, certaines matières sont disponibles localement, mais il est clair que pour des fibres présentant des caractéristiques techniques spéciales, l’importation s’impose.

- Quelle est votre stratégie pour renforcer la valeur ajoutée du secteur?
- Le maître mot est l’innovation, la grande faiblesse qui n’est pas nouvelle au Maroc est la difficulté à faire travailler ensemble sur des projets innovants, des entreprises, des établissements d’enseignement supérieur ainsi que des Laboratoires de recherche. La valeur ajoutée du cluster à ce niveau, est de fédérer l’ensemble de ces acteurs et de contribuer efficacement à la mobilisation d’une expertise adéquate, des outils de  financement et un accompagnement pour dynamiser le secteur, créer de l’emploi et de la valeur.

Propos recueillis par Hassan EL ARIF

 

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