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Evénement

Sport scolaire: Benmokhtar s'accroche à la loi

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4727 Le 11/03/2016 | Partager
Les associations sont obligatoires
Une circulaire invite les établissements privés et publics à se conformer à la loi

Ressusciter le sport scolaire et la compétition. L'initiative est louable mais souffre d'un manque de communication sur ses enjeux de la part de l'Education Nationale. Le ministère a saisi les écoles privées ainsi que les établissements publics pour qu'ils mettent en place des associations sportives scolaires. Ces structures sont censées jouer un rôle important dans l'émergence d'une élite sportive. Une  mesure dont plusieurs établissements d'enseignement privé n'en saisissent ni la portée ni l'opportunité alors que d'autres y sont favorables. Abdellah Khamiss, président de l'Union de l'enseignement privé avance «qu'il n'a pas été saisi».
Selon certains opérateurs, créer une association devrait se traduire, par des cotisations que les écoles hésitent à demander aux parents. «L'éducation physique est intégrée dans les cursus scolaires et nous ne voyons pas l'intérêt de monter une association dédiée», souligne un chef d'établissement. Pour Mohamed Farid Driouchi, directeur de la Promotion du sport scolaire à l'Education nationale, l'existence de ces associations ne dispense pas  de consacrer les créneaux prévus dans le cahier des charges pour l'éducation physique. Et d'ajouter, «les frais d'adhésion ne doivent pas constituer un frein. Nous avons recommandé un tarif allant de 5 à 20 dirhams par élève sans dépasser 30 dirhams pour les familles qui comptent 5 enfants. Ces financements servent à l'achat de tenues et à la participation aux événements sportifs». Une partie de ces financements est reversée à l'Académie (5%), à la Fédération royale marocaine du sport (20%) et à la délégation de l'enseignement (10%) alors que l'association conserve le reste des cotisations.
Pour d'autres établissements, la mise en place de ces associations permet aux élèves de l'enseignement privé de participer à des manifestations organisées au niveau national, régional ainsi qu'aux compétitions entre établissements. «Cette mesure est bénéfique pour les élèves. Nous avons pendant longtemps milité pour que le privé puisse participer aux compétitions comme c'est le cas pour les élèves de l'enseignement public. Ceci étant, les établissements sont libres d'adhérer», indique Mustapha Ghafiri président de l'association marocaine des établissements privés.
Cette circulaire du ministère de l'éducation nationale se base sur la loi 30-09 de l'éducation physique et des sports et en particulier l'article 3. Celui-ci précise qu'une association sportive doit être constituée conformément au dahir relatif au droit d'association. Et ce, dans tous les établissements scolaires et de formation professionnelle publics et privés.
Sauf que, cette mesure n'a jamais été généralisée et le ministère de l'Education nationale cherche aujourd'hui à rectifier le tir. «Les activités physiques constituent un droit inscrit dans la Constitution et les associations sportives scolaires ne sont pas un choix mais une obligation puisque c'est la loi qui les prévoit», souligne le directeur de la promotion du sport scolaire.  
Contre les contrevenants, des commissions de l'Education nationale effectueront des visites avec pour objectif de proposer «aide et conseil». Le manque, voire l'absence d'espaces aux normes dans plusieurs  écoles primaires, collèges et lycées privés ne semble pas poser problème. «Les établissements signent des conventions avec l'Education nationale ou le ministère de la Jeunesse et des sports pour accéder à l'infrastructure. De même, certains louent des terrains mitoyens», indique Driouchi.

A la recherche des perles

L'association du sport scolaire permet aux élèves de participer à différentes compétitions dans le cross ou encore les sports collectifs. Dans le cross, les effectifs sont sur un trend haussier: de 43.000 en 2014 à 62.000 en 2016. Durant cette année, 4.500  ont été sélectionnés durant la compétition organisée au niveau régional et 640 ont été finalement retenus pour la compétition au niveau national. Ces compétitions sont suivie par la fédération de l'athlétisme qui cherche à détecter «les perles». Des «perles» qu'il faudra suivre et former car la haute compétition ne nécessite pas uniquement la détection aux plus bas âges mais aussi un suivi, du matériel technico-sportif perfectionné d’enseignement ainsi qu'une infrastructure de pointe.

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