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Partenariat maroco-français: Le Medef à la relance

Par L'Economiste | Edition N°:4726 Le 10/03/2016 | Partager
Donner plus de contenu à la co-localisation
Alors que la CGEM veut vendre l’économie verte
Une forte délégation en visite les 10 et 11 mars

 

Les flux des IDE en provenance de la France se sont inscrits en hausse soutenue depuis 2011. Le chiffre de 2014 ne traduit pas un repli. Il s’agit de flux nets alors que pour les années précédentes c’est les IDE bruts

Le patronat français ne cache pas ses ambitions. Reprendre la position du premier partenaire commercial du Maroc et en faire un hub pour renforcer la présence en Afrique subsaharienne. C’est l’objectif affiché par le Mouvement des entreprises de France (Medef) dont une forte délégation est attendue ce jeudi. Sa composition donne à penser que le volet commercial sera privilégié. Sur les 62 entreprises, plusieurs opèrent dans les services, le conseil, la formation ou encore l’export de matériel d’équipement industriel et du bâtiment. Néanmoins des géants de l’industrie énergétique (Engie) et de l’aéronautique (Dassault aviation) sont représentés. Côté patronat marocain, l’objectif est d’attirer «les investissements, notamment dans le développement durable et les énergies vertes». Secteurs où le pays dispose de plus d’un atout. Et donc, l’ambition est de permettre aux entreprises marocaines «d’intégrer les chaînes de valeur de ces métiers d’avenir en tant que partenaires et/ou fournisseurs de ces investissements».  
A cet effet, une grande rencontre autour des affaires de la COP22 devrait avoir lieu cet après-midi à Casablanca. Le Maroc entend en effet vendre toute une panoplie de projets liés aux énergies renouvelables, aux infrastructures du secteur de l’eau et à l’urbanisme durable. Plusieurs hauts responsables d’entreprises publiques et privées prendront part à la rencontre qui sera clôturée, tard dans la nuit, par la signature de conventions et accords de partenariat.  La délégation française aura également des rencontres avec les membres du gouvernement. Sa visite commencera par Tanger où sont implantés le grand port de transbordement, la zone franche, mais aussi l’usine Renault.

Après la tendance haussière amorcée en 2012 par les importations en provenance d’Espagne, la situation s’est stabilisée en 2014. La part de ce pays comme celle de la France se situent à 13,4% dans les achats marocains. La hausse au profit de l’Espagne s’explique surtout par les achats des produits finis pétroliers

Un des plus gros investissements français de ces dernières années. Paris reste de loin le premier pourvoyeur d’IDE au Maroc.
C’est cette qualité qui est mise en avant pour développer les flux commerciaux vers le Maroc. «La France doit reprendre ses parts de marché au Maroc», souligne Pierre Gattaz, président du Medef. Des parts qui ont été grignotées par l’Espagne. «Une situation due à la crise dans  ce pays et qui l’a poussé à pratiquer des prix fort compétitifs, avec même des délocalisations vers le Maroc», précise Xavier Beulin, co-président du Club des entreprises France-Maroc et président du groupe Avril qui est présent au pays à travers Centrale Danone. La France qui représentait 20% du commerce extérieur marocain au début des années 2000 n’en détient aujourd’hui que 13 à 14%. Ce qui est corroboré par les données de l’Office des changes. (Voir infographie ci-contre). Mais la balance commerciale marocaine affiche dans le cas de la France comme celui de l’Espagne un déficit qui se creuse d’année en année. Et il est donc légitime pour le Royaume d’espérer un rééquilibre.   
Pour le moment, la France demeure le premier investisseur au Maroc. Sur un flux brut d’IDE  de 56,7 milliards en 2014, l’Hexagone est intervenu pour plus du cinquième. Et 36 entreprises du CAC 40 et 750 entreprises familiales françaises y sont implantées. L’autre objectif de la mission est de regarder au-delà du Maroc en direction du reste de l’Afrique. «Des complémentarités entre les deux pays permettent de renforcer les relations avec l’Afrique subsaharienne», estime Gattaz. Et le Maroc a tous les atouts pour en constituer un hub, est-il précisé.o

A. G.

 

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