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A Oujda, le «show» Benkirane n’a pas marché

Par L'Economiste | Edition N°:4724 Le 08/03/2016 | Partager
Sa «lettre ouverte aux jeunes» n’a pas convaincu
Echanges tendus avec les étudiants
«Pas de recrutement sans concours»

Interpellé sur des revendications concrètes des jeunes, le chef du gouvernement a préféré orienter le débat sur son bilan en matière d’équilibres macroéconomiques, ce qui a déplu aux participants (Ph. L’Economiste)
 

Plus de 800 jeunes sont venus à la rencontre du chef du gouvernement samedi dernier au campus de HEM Oujda. Parmi eux, des enseignants-stagiaires qui se sont invités à la conférence-débat, banderoles et affiches choc  à la main. Abdelilah Benkirane, qui devait adresser «une lettre ouverte à la jeunesse marocaine», a eu beau user de toute son éloquence, son discours n’a pas convaincu.
Face à ces jeunes étudiants des Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation (CRMEF), en grève depuis octobre dernier, ses arguments n’ont pas convaincu. «Le gouvernement ne peut embaucher tous les diplômés. Les emplois créés iront aux personnes compétentes et méritantes. Tous les recrutements passeront par des concours», a-t-il martelé devant des jeunes survoltés. Il a toutefois affirmé à la fin de son intervention que les revendications des enseignants-stagiaires ont été exaucées, et les a invités à reprendre leur formation.
Benkirane a aussi insisté sur l’importance de l’auto-entrepreneuriat et de l’implication des jeunes dans la création d’emplois. Un chantier «prioritaire» pour le gouvernement.
Des étudiants universitaires ont également profité de l’occasion pour se plaindre de la qualité des services offerts au sein des cités, et qui demeurent réservés aux seuls boursiers.  Le chef du gouvernement a opté pour un débat ouvert et convivial avec les jeunes, mais l’exercice s’est révélé difficile.
Pratiquement chacune de ses répliques faisait l’objet d’interruptions répétées. Il a notamment été questionné sur deux points: le bilan des actions en faveur des jeunes au terme du mandat de l’actuel gouvernement, et ce qu’il souhaiterait qu’ils obtiennent. Là encore, la réponse n’a pas été du goût des participants.
Le chef du gouvernement a préféré orienter le débat sur les équilibres macroéconomiques, sans répondre aux attentes concrètes des jeunes. «En mettant fin à la subvention des produits pétroliers, le gouvernement a économisé 40 milliards de dirhams. Les réserves en devises sont montées à 6 mois, contre 3 mois en 2012. Le déficit budgétaire, pour sa part, est passé de 7,3 à 4,3%. Idem pour le déficit de la balance commerciale, qui a reculé de 9% à moins de 3%», a-t-il souligné. Aux jeunes qui attendaient des solutions claires à leurs revendications, il a conseillé de s’engager en politique et d’être de «bons citoyens». C’était peut-être la phrase de trop. Benkirane a dû quitter la salle escorté par des militants de son parti. Les jeunes n’ayant pas pu accéder à la salle de conférences du Centre d’études et de recherches humaines et sociales d’Oujda (CERHSO) l’attendaient à l’extérieur avec des slogans hostiles. Le chef du gouvernement est intervenu sur invitation de HEM Oujda, dans le cadre de ses activités de développement de la citoyenneté et de la culture du débat.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

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