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Culture

Immersion dans l’univers de Youssef Ouchra

Par L'Economiste | Edition N°:4723 Le 07/03/2016 | Partager
L’exposition se poursuit jusqu’au 27 mars à la galerie Venise Cadre à Casablanca
«Worship» propose le fruit de 5 ans de travaux de l’artiste

«Ma taaboudoun», installation de Youssef Ouchra réalisée en 2015
(Ph. GVCC)

Dès l’entrée, le ton est donné. Un tapis rouge fait l’objet de nombreux questionnements. Cette installation de Youssef Ouchra, symbole du prestige social, est pavée de pèse personnes que les visiteurs ne manquent pas d’utiliser, un clin d’œil à l’obsession sociale autour de la condition physique et donc du poids.  

A travers «Worship», qui se poursuit à la galerie Venise Cadre à Casablanca jusqu’au 27 mars, l’artiste protéiforme, en perpétuel questionnement autour de la condition humaine, propose de découvrir le fruit d’un travail qui a duré 5 ans. Le vidéaste et performeur présente une série intitulée «View master».  L’installation et tirage photographique représentent des lunettes dont les verres sont ornés de versets de coran, et aussi de textes philosophiques ou encore des logos de marques en référence au consumérisme. Youssef  Ouchra qualifie son travail comme un «partage de conscience» et non comme une dénonciation de la condition humaine.

Une démarche que l’on peut également observer à travers son installation «Ma taaboudoun», un bidon de pétrole gravé d’une citation du maître soufi Mansur Al Hallaj en calligraphie. Pour lire la citation: «Vous et ce que vous vénérez se trouve sous mes pieds», il faut tourner autour du baril. Lorsqu’il a prononcé cette phrase, le maître soufi se tenait en fait sur une pièce d’or enfouie sous la terre devant une foule de gens dans un marché. Un récit que Ouchra prend comme une prophétie. Explorant des champs de création multiples, il réalise «Paix-Cure», une photo-performance dans laquelle il se met en scène. Son corps est recouvert d’aiguilles d’acupuncture en porte-drapeaux, une manière de faire le parallèle entre les maux qui habitent son corps, et les maux de la planète. «Chaque pièce m’est reliée. Je parle de ma vision concernant le travail, la religion, la politique… », précise l’artiste.

Né en 1984, Youssef Ouchra, natif de Casablanca, y vit et y travaille. Il a participé à l’exposition «Le Maroc contemporain» à l’Institut du monde arabe. Son travail a également été exposé au MuCem, à la cinquième Biennale de Marrakech mais aussi au 1:54 Contemporary Art Fair en 2015. Il a récemment exposé avec Said Afifi et Amine El Gotaibi au showroom Karim Tassi. Sa prochaine exposition internationale aura lieu du 16 au 19 mars à Art Dubaï.
Aïda BOUAZZA
 

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