×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    L’Iran relance sa coopération avec l’Europe

    Par L'Economiste | Edition N°:4695 Le 27/01/2016 | Partager
    Tournée en France et en Italie du président Rohani
    Objectif : relancer les investissements des sociétés italiennes et françaises
    Un contrat d’achat de 114 avions déjà décroché avec Airbus

    La tournée du président iranien Hassan Rohani en Europe a déjà porté ses fruits. Un contrat a en effet été décroché avec le constructeur aéronautique européen Airbus portant sur l’achat de 114 avions (Ph. AFP)

    L’Accord historique de Vienne sur le nucléaire iranien, entré en vigueur le 16 janvier dernier, a mis fin aux sanctions internationales qui frappaient l’Iran depuis des années, et par la même occasion à son isolement économique. Une levée des sanctions qui marque le retour du pays sur la scène internationale et dans le monde des affaires. Le président Hassan Rohani achève une visite officielle en Italie et arrive en France ce mercredi 27 janvier. Objectif : consolider et surtout relancer la coopération économique avec l’Europe. Une véritable poule aux œufs d’or qui intéresse au plus haut point les grands groupes européens. Ainsi, un contrat de près de 114 avions a déjà été décroché par Airbus.
    Cette visite politique durant laquelle le président Hassan Rohani est accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires et de politiciens a débuté en Italie en début de semaine. Rome était en effet le premier partenaire économique et commercial de l’Iran avant les sanctions. Les échanges entre les deux pays s’élevaient à plus de 7 milliards d’euros ! Quoi qu’il en soit, des feuilles de route à moyen et long terme ont été d’ores et déjà été signées. Mais c’est en France que la course aux contrats s’est avérée la plus payante. Concrètement, et avant même la visite officielle du président iranien prévue pour aujourd’hui, le constructeur aéronautique Airbus vient de décrocher un contrat d’achat de 114 de ses appareils avec Téhéran. Il faut dire que l’Iran avait déclaré avoir besoin de pas moins de 400 avions long courrier et de près d’une centaine court courrier.
    D’autres pays convoitent également leur part du gâteau. C’est le cas notamment de l’Allemagne. En effet, le constructeur automobile iranien, Iran Khodro, devrait discuter de possibles collaborations avec le groupeVolkswagen. La démarche politico-économique entreprise par le président iranien à travers cette visite internationale n’est pas le fruit du hasard. Elle découle en fait des multiples besoins que trente années d’embargo ont fait apparaître. Le pays connaît en effet un réel manque en matière d’aéroports, de chemins de fer ou encore d’infrastructures pour le pétrole. Il doit également faire face à une réelle pénurie d’eau, ce qui au passage, a largement intéressé le français Veolia.
    Tout n’est pas gagné pour autant pour l’Iran. Les pays «intéressés» pourraient en effet revenir sur leur décision, craignant que Téhéran ne respecte pas les termes de son accord sur le nucléaire. Et ce n’est pas tout. Les groupes étrangers devront dans certains cas composer avec les Pasdaran, le corps des gardiens de la Révolution islamique qui ont la mainmise sur tout un pan de l’économie, comprenant entre autres le BTP, l’énergie ou encore les télécoms.

    K. A.
     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc