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    International

    Pétrole/Produits de base
    La Banque mondiale baisse ses prévisions

    Par L'Economiste | Edition N°:4695 Le 27/01/2016 | Partager
    De 51 à 37 dollars le baril face à l’offre et la demande
    Il faut s’attendre à une chute de 27% en 2016
    Les cours des matières premières au plus bas

    Mardi 26 janvier dans la matinée, le pétrole s'est installé un peu au-dessus des 30 dollars. Les cours avaient chuté fortement la veille alors que les inquiétudes sur une offre excédentaire et une demande à la peine ont refait surface

    Il fallait s’y attendre. La Banque mondiale revoit à la baisse ses prévisions 2016 pour les cours du pétrole brut. Ils sont ramenés de 51 dollars le baril (dans ses prévisions d'octobre 2015) à 37 dollars le baril dans son dernier numéro du rapport intitulé «Commodity Markets Outlook», sur les perspectives des marchés mondiaux des produits de base. Le pétrole est actuellement autour de 30 dollars.  
    Le prix du pétrole est déterminé par l'équilibre entre l'offre et la demande. Aussi plusieurs facteurs entrent en jeu comme la reprise des exportations de l’Iran, une plus grande résilience de la production américaine en raison des réductions de coûts et gains d'efficacité et un hiver plutôt doux dans l'hémisphère Nord. A cela s’ajoute la faiblesse des perspectives de croissance dans les grandes économies émergentes.
    Les cours du pétrole ont chuté de 47% en 2015 et devraient diminuer, en moyenne annuelle, de 27% en 2016. Cependant, à partir de leurs points bas actuels, une reprise progressive n’est pas exclue au cours de l'année.
    «La faiblesse des prix du pétrole et des matières premières devraient durer pour un certain moment», d’après John Baffes, économiste principal et auteur principal de «Commodity Markets Outlook». Un constat relevé aussi par Goldman Sachs qui estime que la tendance baissière du marché pétrolier durera au-delà du premier semestre. Il faudra s’attendre à une fourchette d’environ 20 à 40 dollars le baril.
    Dans ses analyses, Natixis assure que (1) «le prix courant plus bas (30 dollars), lié à la faiblesse de beaucoup d’économies, à des facteurs géopolitiques, n’est donc que transitoire probablement, et il faut s’attendre à un retour vers 45 dollars par baril du prix du pétrole».
    Au-delà du marché pétrolier, tous les principaux indices des prix des produits de base devraient baisser en 2016. Au total, les prix de 37 des 46 produits répertoriés par la Banque mondiale ont été révisés à la baisse pour l'année. Ce sont là les répercussions de la faiblesse des économies émergentes.
    «La faiblesse des prix des produits de base sont une épée à double tranchant. Tandis que les consommateurs dans les pays importateurs devraient en bénéficier, les producteurs dans les pays exportateurs nets souffrent», a tenu à soulever Ayhan Kose, directeur du Groupe d’étude des perspectives de développement de la Banque mondiale. Pour 2015 dans son ensemble, les prix moyens de l'énergie ont chuté de 45% tandis que les prix hors énergie ont reculé de 15%.
    Le rapport de la Banque mondiale fournit une analyse détaillée du marché pour les principaux groupes de produits, y compris l'énergie, les métaux, l'agriculture, les métaux précieux, et des engrais. Ainsi, les prix des produits non énergétiques devraient glisser de 3,7% en 2016, avec des cours des métaux en chute de 10% (après une chute de 21% en 2015). Et ce, en raison d'une demande plus faible dans les marchés émergents et des gains dans de nouvelles capacités.
    De leur côté, les cours des produits agricoles de base devraient diminuer de 1,4%, avec des baisses dans presque tous les principaux groupes de produits de base. Ce qui reflète les perspectives de production adéquates malgré les craintes de perturbations El Niño, des niveaux confortables des stocks, des coûts de l'énergie, et de la demande de plafonnement pour les biocarburants.

    Baisse des dérivés du phosphate

    Les prix des engrais ont reculé de 2% au 4e trimestre 2015, en raison de la faible demande d'importation, des stocks élevés et de la capacité d'approvisionnement. Les prix mondiaux des produits phosphatés continuent de flancher (-10%).
    En revanche, les prix de la roche phosphatée ont marqué une hausse de 5%. Par spécificité, les prix des engrais phosphatés DAP (Phosphate diammonique) ont chuté de 10% et ceux du TSP (Superphosphate triple) étaient à plat, en raison de la faiblesse de la demande saisonnière et la contraction continue de la consommation d'engrais au Brésil. La capacité de production a continué son expansion à l'échelle mondiale, bien que certains producteurs aient cherché à réduire la production au quatrième trimestre. La demande devrait croître modérément en 2016, d'abord à partir de l'Australie et du Brésil, puis dans d'autres grands pays importateurs au printemps. Les expansions de capacité sont attendues au Maroc et en Arabie saoudite, qui, avec des stocks élevés, devraient peser sur les prix.

    F. Z. T.

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    (1) Note économique: «Le prix du pétrole est le prix du pétrole marginal»

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