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    Culture

    Festival des musiques sacrées
    La 22e édition rendra hommage à l’Inde

    Par L'Economiste | Edition N°:4695 Le 27/01/2016 | Partager
    Les «femmes fondatrices», à l’honneur du 6 au 14 mai
    Durbar, The King of Ghosts, Samira Saïd, Atabou… au programme

    Chaque édition des «musiques sacrées» mettra dorénavant en valeur un pays particulier. Cette année, l’Inde, dont de nombreux contes des Mille et Une Nuits sont d’ailleurs originaires, présentera son génie créatif. Y sont programmés également Samira Saïd, Najat Atabou, Morad Bouriki, Meriem Zaidi, et Marcel Khalifa   (Ph. L’Economiste)

    La promotion du Festival des Musiques Sacrées de Fès a démarré cette semaine. Ainsi, le programme prévisionnel de la 22e édition vient d’être mis en ligne (www.fesfestival.com). Prévue du 6 au 14 mai, la manifestation se tiendra sous le thème des «Femmes fondatrices», annonce Abderrafie Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès, organisatrice de l’événement. Son directeur artistique, Alain Weber, affirme pour sa part que, «le programme proposé cette année se veut le reflet des différentes facettes du monde féminin au cœur de la musique et des arts». Pour revisiter ces facettes, l’événement offrira un voyage initiatique où chacune des stars se fait l’écho de la notion de savoir symbolisée par Fatima El Fihriya, autrement nommée Oum El Banine, à l’origine de la construction de la mosquée et de l’université el-Qaraouiyyîne de Fès. «La force, la sensibilité et la créativité s’y affirment comme les piliers fondateurs d’une diversité musicale constitutive d’un patrimoine culturel encore riche…Aujourd’hui, des voix nouvelles continuent de s’élever ; une jeune génération transmet l’héritage des aînées, mères des montagnes ou muses des déserts», estime Weber.
    Venues du monde arabe, de l’Asie lointaine, du Brésil, de l’Afrique, du continent indien, de l’Europe et bien sûr du Royaume du Maroc, les femmes artistes invitées au festival 2016 «forment les grains d’un chapelet qui, pour reprendre le sens du chapelet (selsela) dans le soufisme, figure la transmission, aujourd’hui gage de renouveau et pôle de résistance contre une globalisation désincarnée». Cette 22e édition présentera un programme illustrant, comme chaque année, la volonté de célébrer les cultures sacrées du monde à travers la musique, mais également lors des débats et colloques pendant les «Rencontres de Fès». A ce titre, Zouitene regrette que le philosophe Ali Benmakhlouf n’ait pas renouvelé sa participation pour la partie «Forum». Enfin, le festival dans la ville se tiendra du 7 au 14 mai et présentera les expositions, les soirées soufies et une riche programmation de concerts offerts à la population de la ville et à tous les festivaliers. Y sont annoncés Mohad Bouriki, Lamia Zaïdi, H-Kayene, Over Boys, Najat Atabou, Marcel Khalifa, Mahmoud El Idirssi, et Réda Talyani.
    Pour les responsables de l’Esprit de Fès, le festival des musiques sacrées tentera précisément lors de la 22e édition de mettre en valeur artistiquement l’Inde avec un spectacle «créatif» pour l’ouverture. Le spectacle sera bien sûr la première pierre, conformément à une tradition désormais bien établie à Fès! Ainsi dédié au thème des astres féminins, Un ciel plein d’étoiles (vendredi 6 mai) se veut un hommage exceptionnel aux femmes mythiques de l’Orient et du Maroc dont les histoires nous seront contées par Shéhérazade. Chacune sera incarnée par une artiste rare. Mapping, projections audiovisuelles et grand orchestre accompagneront cette traversée dans le temps et l’imaginaire. Trois autres créations, Durbar, The King of Ghosts et Istanbul…Fès, seront initiées, érigeant Fès comme une terre où héritage et devenir sont intimement liés. Les autres soirées seront animées par Officina Zoé, Yulduz Turdieva, et Parvathy Baul. Outre les artistes indiens, l’événement accueillera Ariana Vafadari, Lalla Rquia Ouhmad, Shaikh Hassan Dyck, Virginia Rodrigues, Yom, ou encore Samira Saïd.  Enfin, du 9 au 12 mai, de jeunes prodiges des castes manghaniyars et langas, poètes et chanteurs du désert du Rajasthan rassemblés dans l’ensemble Chota Divana, présenteront un art vocal d’une rare beauté aux enfants des écoles de Fès. Ce projet sera accompagné d’un film inédit sur le sujet réalisé par Aurélie Chauleur: Les petits Princes du Rajasthan. Cette initiative unique constituera une illustration de ce que le partage culturel peut signifier.

    Promenades, ateliers et performances

    Autre nouveauté 2016: le festival déploiera son aura jusqu’au cœur de la médina; son rayonnement s’étendra au-delà de ses lieux «traditionnels». Ainsi, le magnifique jardin Jnan Sbil, récemment rénové, accueillera les concerts de 16h30 ainsi que le forum, créant un nouvel axe reliant la médina, Bab Al Makina et la Place Boujloud. Marionnettes géantes de l’Afrique sillonnant les ruelles de Fès, parcours musical initiatique à la découverte des fontaines de la médina et de la bibliothèque de l’Université el-Qaraouiyyîne d’après une idée de l’architecte Aziza Chaoui et de l’artiste Susie Ibarra, Caravane Taragalte du Sud marocain installée à Jnan Sbil, résonneront par leur démarche nomade avec la beauté urbaine et architecturale de la cité. Notons que cette édition s’appuie sur des partenaires médiatiques de renom tels Le Nouvel Obs et Le Monde (sans compter celui avec le groupe Eco-Médias).

    Youness SAAD ALAMI

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