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    Culture

    Quand un artiste dérègle les apparences

    Par L'Economiste | Edition N°:4695 Le 27/01/2016 | Partager
    L’exposition de Hicham Benohoud à l’Institut français de Rabat jusqu’au 14 février
    Une tournée est prévue dans plusieurs villes

     

    Photographie numérique tirée de la série «Anes Situ» (2012-2013) (Ph. Benohoud/CulturesInterface)

    Découvrir ou redécouvrir le travail photographique de Hicham Benohoud, c’est ce que propose la galerie de l’Institut français de Rabat jusqu’au 14 février. L’exposition rétrospective retraçant 25 ans de parcours de l’artiste pluridisciplinaire sera ensuite en tournée au Maroc dans plusieurs villes dont Marrakech, Agadir, Casablanca, Tanger, Kenitra, Oujda, Meknès puis Essaouira. Tout au long de son parcours artistique, Hicham Benohoud a développé une approche photographique fondée sur la mise en scène. «De la série Salle de classe réalisée à Marrakech où il était enseignant d’arts plastiques dans un collège, à celle Anes situ, où il fait poser des ânes dans des appartements luxueux du Maroc, Hicham Benohoud joue à dérégler les apparences», souligne Bernard Millet, directeur de l’institut français de Rabat. L’univers Benohoud est singulier et étrange sorti tout droit de son imagination débordante. A travers ses œuvres, le mystère et le surréalisme sont omniprésents, tout comme ses mises en scène inhabituelles. Dès ses premiers clichés, l’artiste interpelle le regard du spectateur. En immortalisant des enfants dans une salle de classe, puis  en plein air à Azzemour, Benohoud interroge tout en laissant libre cours à l’interprétation.

    Photographie argentique issue de la série «The Hole» (Ph. Benohoud)

    Une démarche qu’il poursuit également à travers ses portraits autobiographiques dans les séries «Version soft» et «Inter-Version». En 2013, il réalise «Anes situ» produit par CulturesInterface. Exit l’individu, l’âne fait son entrée. La série mettant en scène l’animal prisonnier au beau milieu d’intérieurs luxueux est un clin d’œil aux paradoxes vécus par l’artiste à Casablanca. L’humour, avec subtilité, n’est jamais en reste dans le travail de Benohoud. Dans la série «The Hole», (trou en français) il met en scène l’habitant sortant de trous aux sols, aux murs ou encore du plafond. Né en 1968 à Marrakech, Hicham Benohoud vit et travaille à Casablanca. Il obtient son  baccalauréat en arts plastiques en 1987 pour ensuite intégrer le Centre pédagogique régional de Marrakech jusqu’en 1989 en vue d’enseigner les arts plastiques au collège. En 2001, il quitte l’enseignement et rejoint la Galerie VU à Paris qui le représente depuis. Après une formation à l’Ecole des arts décoratifs à Strasbourg en 2003, il a enseigné la photographie au Fresnoy, studio national des arts contemporains en France. L’artiste pluridisciplinaire a participé à de nombreuses expositions au Maroc et à l’étranger. Du Centre Georges Pompidou, au Palais de Tokyo, en passant par le Grand Palais, il a également pris part à d’autres expositions notamment à la Fondation Aperture à New York, au Musée Mori à Tokyo, à la Tate Modern à Londres, au Musée des Beaux-arts de Bruxelles… Par ailleurs, Benohoud a participé à plusieurs foires internationales et ses œuvres ont intégré des collections prestigieuses comme celle du Palais Royal à Rabat, La Maison rouge à Paris, le MuCEM à Marseille, le Musée Rena Sofia à Madrid ou tout récemment la Tate Modern à Londres…
    Aïda BOUAZZA

     

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