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Emploi: Les services, plus gros recruteurs

Par L'Economiste | Edition N°:4689 Le 19/01/2016 | Partager
87.000 postes créés en moyenne par an
Suivis par le BTP, mais avec des emplois précaires, non qualifiés et peu productifs!
Très mauvaise qualité de travail dans l’agriculture aussi

En quinze ans, le secteur des services a détrôné l’agriculture pour se placer en première locomotive de l’emploi au Maroc. L’agriculture, elle, a vu sa contribution à l’emploi total reculer de 6,5 points (exode rural oblige), mais elle demeure le deuxième plus grand recruteur. Elle est suivie de l’industrie, qui peine à décoller, et du BTP qui a connu une décennie «glorieuse» entre 2000 et 2011
 

Depuis 2000, l’économie marocaine crée en moyenne 129.000 emplois par an. Le secteur privé en assure aujourd’hui neuf sur dix (contre 88% en 2000), essentiellement grâce aux petites entreprises de moins de dix salariés. Les PME ont fourni les deux tiers des postes générés sur les quinze dernières années, selon le HCP. C’est au niveau du BTP et des services où la part de l’emploi privé est la plus élevée. Elle se situe respectivement à 99,4% et 77,3%.
Le secteur des services, qui a fini par détrôner l’agriculture, se place en tête des plus gros employeurs. Le tertiaire produit en moyenne 87.000 nouveaux emplois tous les ans, principalement à travers la branche «commerce de détail et réparation d’articles domestiques», avec 24.000 postes par an. Elle est suivie par les services personnels (13.000), comme la blanchisserie-teinturerie, la coiffure et soins de beauté, les services funéraires, les bains et soins corporels,… Les transports terrestres se placent troisièmes (11.000) avant les hôtels et restaurants (9.000).
Le tertiaire est le secteur qui compte le moins de travailleurs non qualifiés, même si cette part reste élevée. 42,7% des personnes qui y exercent ne possèdent aucun diplôme, contre 84,2% dans l’agriculture, 63% dans le BTP et 52,6% dans l’industrie.
Loin derrière les services, le BTP se positionne comme deuxième plus important créateur d’emplois au Maroc, avec une moyenne annuelle de 31.000 postes entre 2000 et 2014. Profitant de l’essor de l’immobilier et des grands chantiers d’infrastructures lancés durant la décennie qui s’est écoulée, le secteur a créé un emploi nouveau sur trois entre 2000 et 2011. Cela dit, la tendance s’est inversée à partir de 2012 où il a perdu 21.000 emplois (-50.000 en 2013 et une stagnation en 2014).
Le BTP a, certes, figuré parmi les plus grands fournisseurs d’opportunités de travail durant quinze ans, surtout en faveur des jeunes. Mais, il a généralement offert un emploi précaire (92,6% exercent sans contrat), non qualifié (deux tiers de sans diplômes) et avec la productivité la plus faible (17% des travailleurs en situation de sous-emploi). C’est également le cas pour l’agriculture dont la qualité du travail est des plus mauvaises (92,5% d’employés sans contrat et 84,2% sans diplôme). Le secteur primaire a produit en moyenne 10.000 postes par an depuis 2000. L’industrie, pour sa part, n’a pu engendrer que 1.000 nouveaux emplois nets par an (voir page IV). Elle est ainsi dernière de la classe. Ce score est le résultat, d’une part, du dynamisme de trois branches: industries alimentaires (4.000 postes), «travaux de métaux, fabrication de meubles et industries diverses» (4.000), «industrie automobile, fabrication de machines et appareils électriques» (2.000). Et du marasme dont souffre la filière «textile, bonneterie et habillement», depuis plusieurs années, et qui lui a valu la perte de 9.000 emplois en moyenne chaque année, d’autre part.
Au total, plus de 1,8 million d’emplois ont été créés au Maroc de 2000 à 2014, dont sept sur dix en milieu urbain. Néanmoins, la qualité des postes générés laisse à désirer. Près d’un quart des travailleurs n’est pas rémunéré. Par ailleurs, les deux tiers exercent sans contrat et seul un sur cinq bénéficie d’une couverture médicale.

Les «vieux», premiers servis

Ce sont les hommes qui profitent le plus des 129.000 emplois créés en moyenne annuellement au Maroc (73%). Les tranches d’âge supérieures sont aussi les premières servies. Les 40-59 ans accaparent annuellement 100.000 postes, contre 50.000 pour les adultes âgés de 30 à 39 ans. Les jeunes de 15 à 29 ans, dont la durée de scolarité s’est allongée, quant à eux, en perdent 25.000 par an.   
D’ailleurs, la part des jeunes dans l’emploi total a chuté de 10,2 points en quinze ans, se situant à 28,9% en 2014. La même année, le taux de chômage des 15-24 ans a atteint 20,1%. Leur premier débouché, c’est l’agriculture qui en accueille 56%. Les services en emploient près du quart, suivis du BTP et de l’industrie, avec une proportion de 10% chacun.  

A.NA

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