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Rachat d’actions: L’outil intéresse peu

Par L'Economiste | Edition N°:4689 Le 19/01/2016 | Partager
Seulement 5 sociétés ont été tentées par le programme en 2015
Peu d’impact sur le titre en bourse

Quatre programmes de rachat d’actions (sur six) prendront fin cette année. Reste à savoir si les entreprises voudront bien réitérer l’expérience. Les entreprises sont de moins en moins enclines à recourir à cet outil. Il faut dire qu’avec l’atonie du marché, les investisseurs ne répondent plus à l’appel. Alors que l’animation du titre  par ces transactions est censée attirer le plus grand nombre d’investisseurs, elle est au point mort depuis trois ans déjà. En principe, l’entreprise procède à cette opération quand elle juge que le marché n’évalue pas son action à sa juste valeur. Elle rachète donc ses propres titres pour diminuer leur nombre en circulation, ce qui a pour effet d’augmenter le bénéfice par action. Dans les faits, ce schéma ne se vérifie pas toujours.
En 2015, cinq sociétés cotées ont mis en place des programmes de rachat d’actions mais l’effet positif escompté n’est semble-t-il pas au rendez-vous. SNEP, par exemple, a perdu 18% de sa valeur depuis le lancement de son programme le 13 août dernier. Mais il se rapproche graduellement de son objectif en termes de capital (7,5%) alors que le programme ne prend fin qu’en 2017. L’assureur Atlanta accuse, lui, un repli de près de 20%. Le titre s’échange désormais à 51,89 DH. Même scénario pour Stokvis Nord Afrique, qui a vu sa valeur se déprécier de 5% en 2015.
De son côté, Maroc Telecom qui a renouvelé son plan de régularisation en mai dernier pour 18 mois supplémentaires est considérée comme la société la plus active sur le marché. L’opérateur n’avait plus que six mois pour boucler son précédent programme. Sa double cotation sur la place parisienne, devrait normalement représenter un attrait supplémentaire pour les investisseurs. Pourtant, le titre accuse une perte de plus de 11% depuis le lancement de son opération de rachat.
Au niveau de Salafin, qui a rempilé également pour un nouveau programme (adossé à un contrat de liquidité), le rachat d’actions n’a eu pratiquement aucun effet sur l’évolution du cours de la société de crédit. L’action n’arrive pas à dépasser le seuil de 720 DH.
La dernière intervention lancée en 2015, a concerné Label’Vie. Le distributeur intervient une nouvelle fois sur son capital en rachetant 10% de ses titres en circulation sur le marché, contre 5% lors du programme de rachat d’actions antérieur. L’entreprise a adossé au programme un contrat de liquidité qui détermine le nombre maximum d’actions à détenir et qui s’établit à 50.906 actions, soit 20% du programme de rachat, correspondant à 2% du capital. L’action enregistre une baisse de plus de 14% depuis le début de l’opération lancée en septembre 2015.

Pas de renouvellement pour Addoha et BMCI

A l’exception de quelques grandes capitalisations (Maroc Telecom), les sociétés cotées ayant lancé un programme de rachat sont peu nombreuses à le renouveler. A l’instar des émetteurs comme Addoha et BMCI qui ont décidé de ne pas reconduire leur programme. Pour les analystes, cet instrument se révèle très consommateur en termes de trésorerie. Les sociétés réduisent généralement leurs investissements et vont même accroître leur endettement pour intervenir dans leur capital en l’absence d’opportunités d’investissements. Ce qui est susceptible de menacer la capacité de l’entreprise à générer durablement du rendement sur le long terme.

A.Lo

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