×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Affaire Bettencourt, «débat d’intérêt général et sociétal»

    Par L'Economiste | Edition N°:4688 Le 18/01/2016 | Partager

    Le procès des écoutes dans l’affaire Bettencourt s’est conclu en France par une relaxe générale des prévenus, l’ex-majordome de Liliane Bettencourt et cinq journalistes, poursuivis pour atteintes à l’intimité de la vie privée de l’héritière de L’Oréal. Le tribunal correctionnel de Bordeaux a estimé que «l’ex-majordome n’avait à aucun moment bénéficié des enregistrements effectués à l’insu de sa patronne, en 2009 et 2010, et qu’il avait remis ensuite à la fille de la milliardaire». Cet «acte socialement utile» répondait à la nécessité de protéger son employeur, a jugé le président Denis Roucou, selon l’AFP. C’est une justice aussi pour les journalistes qui ont également été relaxés. Leurs articles ont participé au «débat d’intérêt général et sociétal», selon le tribunal. Globalement, les informations relevaient de l’intérêt général et pas d’ordre privé. Aussi, un «travail sérieux d’enquête» avait été effectué et surtout «la liberté de la presse est un fondement» de la démocratie.
    L’affaire Bettencourt s’est traduite mai 2015 par la condamnation pour abus de confiance de proches de la milliardaire. Elle avait éclaté après la diffusion dans la presse en 2010 d’écoutes clandestines réalisées au domicile de Mme Bettencourt par son ex-majordome, Pascal Bonnefoy. Transmises à la police et en partie reproduites par le site d’information en ligne Mediapart et l’hebdomadaire Le Point, puis largement relayées dans le reste de la presse, ces écoutes avaient révélé des abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire, à la santé déclinante, et des fraudes fiscales.
    L’affaire Bettencourt qui a fait couler beaucoup d’encre et suscité des remous politiques vient de connaître son épilogue. Elle a surtout montré que les journalistes mis en cause n’avaient fait que leur métier et surtout qu’ils ont contribué à mettre toute la lumière sur la fraude fiscale ou le financement des partis politiques. Ces éléments relèvent surtout de la légitimité d’information du public, relève Le Monde du 14 janvier 2016.  L’affaire qui va passionner les juristes et le monde de la presse notamment au Maroc peut servir de «jurisprudence» dans l’application de plusieurs lois.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc