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    International

    Obama aux Américains: Nous sommes les plus forts!

    Par L'Economiste | Edition N°:4686 Le 14/01/2016 | Partager
    Le groupe EI ne menace pas l'existence des Etats-Unis
    Economie, Guantanamo, climat, Cuba…

    Dans son ultime discours sur l'état de l'Union face au Congrès, Barack Obama, le président démocrate, a invité les Américains à accompagner les extraordinaires changements en cours. Entré à la Maison-Blanche le 20 janvier 2009, il quittera ses fonctions en 2017 (Ph. AFP)

    C'était une soirée avec un goût d'adieux. Barack Obama a prononcé mardi 12 janvier  son ultime discours sur l'état de l'Union face au Congrès. Le 44e président américain qui quittera le pouvoir dans 12 mois, a brossé le bilan de ses deux mandats et livré sa vision de l’après-2016. Selon un sondage CBS/NYT, 46% approuvent l’action d’Obama à la Maison-Blanche contre 47% qui la désapprouvent. En tout cas, l’hôte de la Maison-Blanche a enregistré une série de succès sur plusieurs dossiers chauds: le nucléaire iranien,  le libre-échange en Asie-Pacifique (TPP), le changement climatique, avec l'accord de Paris en décembre, l’assurance maladie, etc.
    Résumé du discours:
    n Un appel à ne pas succomber à la peur: Barack Obama a exhorté l'Amérique à ne pas céder à la peur. Ceci face aux turbulences économiques et à la menace du groupe Etat islamique qu'il a appelé à ne pas surestimer. Il a mis en garde aussi contre les déclarations excessives sur l'EI selon lesquelles le monde serait engagé «dans la Troisième Guerre mondiale». «Elles font le jeu des jihadistes», a-t-il averti.
    Le président a notamment averti les Américains contre les idées extrémistes. Début décembre, la Maison-Blanche a dénoncé des propos de Donald Trump après sa proposition d’interdire temporairement l'entrée des Etats-Unis aux musulmans.
    Prison de Guantanamo: «Elle coûte cher, elle est inutile, et elle n'est qu'un tract de recrutement pour nos ennemis», a lancé Obama en évoquant la fermeture de Guantanamo. Il s’agit d’une  ancienne promesse de campagne sur laquelle il a jusqu'ici échoué. La prison a été ouverte après les attentats du 11 septembre 2001.
    Une économie américaine forte: Parler du déclin de l'économie américaine est une «fiction politique», a encore lancé Obama, dans une référence aux déclarations alarmistes du milliardaire Donald Trump. Il s’est ainsi basé sur les chiffres de créations d'emplois en décembre, qui ont largement dépassé les attentes des analystes. Le chômage à 5% est au plus bas depuis sept ans. Un autre indicateur fort: la vigueur du marché automobile américain, illustrée par l'engouement qui règne au salon de Detroit prévu du 11 au 24 janvier.  Ce qui est vrai, selon Obama, «c'est que l'économie change… Et c'est la raison pour laquelle beaucoup d'Américains sont inquiets».
    Changement climatique, un enjeu: Obama, qui a salué l’accord conclu lors de la COP21, revient à la charge. «Il est vain de nier le réchauffement de la planète sous l'effet des émissions de carbone. Si vous voulez le nier, vous allez vous sentir assez seuls». C’est là un autre avertissement à ses adversaires républicains.
    Un effort national contre le cancer: Les bouleversements en cours sont chargés de promesses telles que des découvertes médicales. Obama a annoncé un nouvel effort national contre le cancer. Il a cité le vice-président Joe Biden selon lequel: «l'Amérique pourrait soigner le cancer comme elle a su conquérir la lune». Le mois dernier, il a travaillé avec le Congrès pour donner aux scientifiques de l'Institut national de la santé les ressources les plus importantes qu'ils aient eues depuis plus de dix ans.
    Cuba, levez l'embargo: Mettant en avant le chemin parcouru depuis l'annonce il y a un an du rapprochement avec Cuba, le président américain a une nouvelle fois appelé le Congrès à lever l'embargo économique américain. Barack Obama a rencontré en 2015 son homologue Raul Castro à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU où ils ont tous les deux réclamé la levée de l'embargo contre La Havane.
    n Les réactions après le discours: Dans la traditionnelle réponse au président, prononcée cette année par Nikki Haley, gouverneure de l'Etat conservateur de Caroline du Sud, les républicains tout en critiquant vivement la politique étrangère du président, ont aussi, sans le nommer, décocher de sévères piques à Donald Trump. «Sept années de progrès. Il faut bâtir dessus, ne pas revenir en arrière», a de son côté lancé Hillary Clinton, grandissime favorite pour être la candidate démocrate lors du scrutin du 8 novembre. «Je crois au changement car je crois en vous», a conclu Barack Obama en écho aux slogans de la campagne qui l'avait porté au pouvoir, en 2008.
    F. Z. T.
     

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