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    International

    L’exclusion numérique reste profonde dans le monde

    Par L'Economiste | Edition N°:4686 Le 14/01/2016 | Partager
    A la fois en termes d’accès et de capacités, relève la Banque mondiale
    4 milliards de personnes toujours pas connectés à Internet

    Malgré tous les efforts consentis, près de 2 milliards de personnes n’ont pas de téléphone portable et près de 60% de la population mondiale n’ont pas accès à l’internet. L’Inde et la Chine sont certes les pays les plus concernés, mais plus de 120 millions de personnes ne sont toujours pas connectées en Amérique du Nord
     

    Près de 60% de la population mondiale reste exclue d’une économie numérique en constante expansion. C’est un constat du «Rapport sur le développement dans le monde 2016: les dividendes du numérique», publié hier mercredi 13 janvier par la Banque mondiale.
    «Même si l’internet, les téléphones mobiles et d’autres technologies numériques se diffusent rapidement à travers le monde, les dividendes escomptés, à savoir une croissance plus forte, la création de plus d’emplois, et de meilleurs services publics, ne sont pas à la hauteur des attentes», déplorent les auteurs de l’étude. Pour eux, il faut combler le fossé numérique qui persiste, en particulier en matière d’accès à l’internet. Bien que le nombre d’utilisateurs de l’internet dans le monde ait plus que triplé depuis 2005, quatre milliards de personnes n’y ont toujours pas encore accès. L’internet haut débit à large bande reste hors de la portée de 6 milliards de personnes, près de 4 milliards sont totalement coupés du web et près de 2 milliards ne possèdent pas de téléphone mobile. Des fractures numériques persistent selon le niveau de revenu, l’âge, la situation géographique et le sexe. Pour la Banque mondiale, il est donc urgent de rendre l’internet accessible à tous et financièrement abordable. Le coût des technologies a diminué, mais les tarifs d’accès restent très variables pour les consommateurs. De surcroît, il est plus difficile de faire en sorte que l’internet reste ouvert et sûr. Le filtrage de contenus et la censure imposent des coûts économiques et, tout comme les préoccupations liées à la protection des données personnelles en ligne et à la cybercriminalité, réduisent l’intérêt collectif d’utiliser ces technologies. Et alors que l’internet facilite généralement le débat, certains indicateurs de gouvernance comme la proportion d’élections libres et régulières reculent.
    Pour l’équipe de la Banque mondiale, les technologies numériques peuvent favoriser l’inclusion, l’efficacité et l’innovation. Les enjeux sont là. Dans les pays en développement, les ménages qui possèdent un téléphone mobile sont plus nombreux que ceux qui ont accès à l’électricité ou à l’eau potable. Près de 70% des personnes appartenant au quintile inférieur de l’échelle économique sont propriétaires d’un portable. Le nombre d’internautes a plus que triplé en dix ans pour passer, selon les estimations, à 3,2 milliards à la fin de 2015.
    Plus de 40% des adultes en Afrique de l’Est paient leurs factures de services publics par téléphone mobile. En Chine, huit millions d’entrepreneurs, dont un tiers de femmes, utilisent une plateforme de commerce électronique pour vendre des produits à l’échelle nationale et les exporter vers 120 pays.
    Pour tenir toute la promesse de développement d’une nouvelle ère numérique, la Banque mondiale propose deux grandes mesures. La première est de réduire la fracture numérique en rendant l’internet universel, abordable, ouvert et sûr. La seconde est de renforcer les réglementations qui garantissent la concurrence entre les entreprises. L’enseignement d’aptitudes techniques à un stade précoce et l’exposition des enfants à la technologie favorisent une meilleure maîtrise des TIC et influe sur les choix de carrière.

    Accroître les échanges

    Grâce à Internet, plus de produits peuvent être exportés vers un plus grand nombre de marchés, généralement par des entreprises plus jeunes, signale la Banque mondiale. Au Maroc, des artisans ruraux, dont certains sont illettrés, vendent dans le monde entier par l’intermédiaire de la plateforme d’artisanat Anou. L’institution internationale fait référence aussi à plusieurs firmes spécialisées dans le secteur des TIC qui ont choisi le Maroc comme hub pour l’Afrique.
    D’après les chiffres de l’ANRT, le Maroc comptait 44,45 millions d’abonnés mobiles, avec un taux de pénétration d’un peu plus de 131%, à fin septembre 2015. En ce qui concerne le nombre d’abonnés Internet, il s’établit au troisième trimestre 2015 à 13,89 millions affichant un taux de croissance annuelle de 63,54%. Le taux de pénétration a ainsi atteint 41,1%. Le parc Internet mobile marque une progression annuelle de 69,58% avec 12,81 millions d’abonnés. Le parc ADSL qui compte 1,08 million d’abonnés enregistre également une croissance annuelle de plus de 15%.

    Fatim-Zahra TOHRY

     

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