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    Lahcen Daoudi: «Les IT et les langues étrangères, indispensables»

    Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
    5 multinationales accompagnent les universités sur les big data
    Des conventions pour encourager les certifications des profs et des étudiants
    Un cloud académique lancé par le CNRST, d’autres suivront

    Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur: «L’université marocaine est consciente de la nécessité d’insuffler cette culture de leadership. Nous essayons de la généraliser en fonction de nos moyens» (Ph. Jarfi)

    - L’Economiste: La culture du leadership est-elle suffisamment prise en compte dans la formation des cadres au Maroc?
    - Lahcen Daoudi:
    Tout d’abord, la notion de leadership doit être généralisée à l’ensemble des étudiants et non être limitée à quelques institutions qui procèdent à des sélections. Nous l’avons jusqu’à présent surtout introduite dans les ENCG, les écoles d’ingénieurs, les facultés de médecine et de droit. L’université marocaine est consciente de la nécessité d’insuffler cette culture. Nous essayons de la généraliser en fonction de nos moyens et des compétences dont nous disposons.   
    - La formation offerte part-elle des défis et des besoins futurs du marché du travail?
    - Tout à fait, nous essayons de préparer les étudiants aux métiers d’avenir. Celui qui ne maîtrise pas l’outil informatique et les langues étrangères n’aura pas sa place dans le monde de demain, quelle que soit sa formation. C’est la raison pour laquelle nous incitons aux certificats de Microsoft, d’IBM, du British Council,… Aujourd’hui, sans certificat vous n’existez pas. Près de 80 enseignants ont, par exemple, récemment obtenu le certificat d’IBM dans les big data. Des conventions ont été signées dans ce sens. Nous venons également d’initier un cloud académique pour que les étudiants puissent à tout moment procéder à des exercices à distance. Il est installé au CNRST et tous les étudiants peuvent s’y connecter. D’autres seront lancés dans différentes universités et dans plusieurs disciplines. C’est dans cette optique que nous avons tenté d’encourager l’équipement des étudiants en ordinateurs à travers le programme Lawhati. Malheureusement, nous avons cette culture de la gratuité. Mais elle n’est pas toujours possible.
    - Quelles sont pour vous les défis à venir des universités?  
    - C’est d’introduire de nouvelles spécialités qui garantissent un emploi à nos jeunes, telles que l’automobile, l’aéronautique, les big data, Internet des objets que nous démarrons l’année prochaine, car il faut trouver une alternative à l’ingénierie des réseaux où l’on a de plus en plus de chômage, … Des multinationales sont associées aux formations sur les big data que nous avons lancées. Chacune d’elles intervient dans un certain nombre d’universités, en formant des professeurs et des formateurs, en accueillant des travaux pratiques et en accompagnant les étudiants. IBM opère dans les universités de Casablanca, Settat et El Jadida. Atos, quant à elle, est présente à Rabat, Kénitra et à l’UIR. SAS chapeaute Meknès, Fès, Oujda et Al Akhawayn. Intel est à Tétouan, tandis que Microsoft est à Marrakech et Agadir.   
    Propos recueillis par
    Ahlam NAZIH

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