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    Le dirigeant de 2030
    Visionnaire, innovant et «glocal»

    Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
    Localement enraciné, mais ouvert sur l’international
    Dans un monde complexe, digitalisé et ultra concurrentiel, ses défis seront plus grands
    Une étude de l’Esca Business School

    Pour relever la multitude de défis qui se poseront à eux, les leaders de demain devront faire preuve de plusieurs qualités, dont l’agilité, l’innovation, l’ouverture d’esprit,… La formation tout au long de la vie sera également indispensable pour s’adapter à un monde qui évolue à toute vitesse
    (Ph. Fotolia)

    Etre leader en 2030. A quoi cela ressemblerait-il? Tant de révolutions et de ruptures se préparent dans le monde de l’entreprise. Un travail flexible, souvent à distance, des relations professionnelles plus souples basées sur la sous-traitance et les prestations en mode freelance, de nouveaux métiers qui naissent tandis que d’autres meurent,… un usage élargi des outils de communication collaborative (Facebook At Work, Slack,…), des intermédiaires et prestataires virtuels de tout genre (Upwork, Intuit, Uber, …), une exploitation optimisée des big data avec des implications dans plusieurs secteurs… des technologies révolutionnaires, comme l’impression en 3D, des objets connectés qui se généralisent, des modes de consommation qui changent, des frontières qui sautent,… sans compter les bouleversements géopolitiques et les effets du changement climatique qui influenceront la carte du business international. Les leaders de ce monde de demain, dont les tendances se dessinent d’ores et déjà, devront relever de nouveaux défis. A quoi ressembleraient-ils et quels sont les défis qu’ils devront relever? C’est la question à laquelle l’Esca Business School a tenté de répondre, à travers une étude basée sur les avis de plus d’une quinzaine de chefs d’entreprises. Les entretiens individuels réalisés par une dizaine d’enseignants-chercheurs de l’école ont abouti à la publication d’un livre blanc, à travers lequel un profil type des dirigeants à l’horizon 2030 a été dressé.
    La première qualité du dirigeant, c’est évidemment d’agir en leader à même de fédérer autour des objectifs fixés, de décliner sa vision en stratégie, de cultiver une culture de la performance et d’exceller en «l’art du réseautage». Ce sont là des attributs «atemporels» essentiels pour tout leader. Mais dans un environnement tout le temps bousculé par des technologies nouvelles, et où les business models sont en permanence réinventés, le leader du futur devra savoir rapidement déceler les tendances qui se profilent et se projeter dans l’avenir. Visionnaire, appuyé par une veille économique et concurrentielle, il devra aussi faire preuve de flexibilité. Ce ne sera, cela dit, pas évident dans un environnement de plus en plus complexe et imprévisible. La formation tout au long de la vie sera plus que jamais cruciale pour s’adapter en continu aux changements.
    Le dirigeant de demain n’aura d’autre choix que de faire preuve d’imagination et d’innovation pour se faire une place sur un marché où la concurrence est mondialisée. Il ne pourra pas non plus tirer son épingle du jeu sans être armé pour mener le processus d’internationalisation. L’ouverture sur plusieurs cultures et la compétence en langues étrangères seront, par ailleurs, indispensables au sein d’un environnement encore plus interconnecté. Le patron de l’avenir devra, certes, opérer à l’échelle internationale. Mais, il devra aussi être enraciné dans sa culture et ses réalités locales. Autrement dit, agir en manager «glocal».
    Impossible en 2030 de faire fi de la digitalisation de l’économie. Le numérique fera partie intégrante des organisations et des business models. Ce sera l’un des principaux challenges à remporter. Maîtriser les technologies de l’information sera un atout considérable.
    Le futur leader devra également revoir sa manière d’appréhender la gestion de son capital humain. Face à une nouvelle génération de travailleurs, volatile, aspirant à plus d’indépendance, d’épanouissement et de liberté, et à une nouvelle catégorie de «e-employés», l’organisation du travail sera transformée. Certaines qualités seront décisives, notamment l’intelligence émotionnelle et le sens de l’écoute.
    Si aujourd’hui l’éthique et la RSE intéressent en priorité les grandes entreprises et les groupes internationaux, elles prendront encore plus d’ampleur à l’avenir. L’entrepreneur aura à la fois pour mission de créer de la valeur et de s’investir au profit de son entourage. Le patron de demain devra nécessairement posséder la fibre sociale et environnementale.

    Pas de vision pour la formation des leaders

    L’étude, qui a également scruté les différents rapports rédigés sur la réforme de l’enseignement (CESE, la CGEM ou le HCP,…), revient aussi sur la problématique de la formation des dirigeants, qui n’est abordée que de manière «très accessoire». Elle regrette l’absence d’une politique «volontariste et assidue» pour l’émergence d’une nouvelle génération de leaders, alors que l’avenir qui arrive à grands pas se prépare dès aujourd’hui. Les écoles, quant à elles, n’ont pas toutes inscrit la culture du leadership parmi leurs missions. La majorité des leaders continue d’être formée à l’étranger, selon les rédacteurs de l’étude. Tandis que le dispositif local produit surtout des middle managers et des subalternes.

    Ahlam NAZIH

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