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    Mundiapolis
    Premiers résultats du programme d’employabilité

    Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
    100% des lauréats trouvent un travail après 9 mois de la diplomation
    La reconnaissance de l’Etat en perspective pour 2016

    Amine Bensaïd, président de Mundiapolis: «Si nous arrivons à mettre en place un système où l’équivalence des diplômes est basée sur l’accréditation des programmes, nous ne perdrons aucune filière de qualité» (Ph. L’Economiste)

    Un master en droit international des affaires pour les professionnels dispensé à 50% en anglais, en partenariat avec l’université de Toulouse, une faculté des sciences de la santé, une formation d’ingénieurs en aéronautique, deux masters en double diplomation avec l’ENCG en logistique et finance,… Pour 2015-2016, Mundiapolis multiplie les projets. Cette année sera peut-être aussi celle de la reconnaissance de l’Etat, puisque l’université a déposé sa candidature il y a près de deux mois. En attendant, elle continue de développer son programme d’employabilité (voir L’Economiste du 5 mai 2015) dont les premiers résultats viennent d’être livrés. Entretien avec son président, Amine Bensaïd.     
    - L’Economiste: Vous venez de faire le point sur l’employabilité de vos étudiants. Quels sont les principaux constats?
    - Amine Bensaïd:
    L’une des meilleures nouvelles est au niveau de la filière ingénierie. Le taux d’employabilité de nos ingénieurs est de 91%, après 3 mois de la diplomation. J’espère que cela encouragera davantage d’étudiants à s’orienter vers cette spécialité. Le Maroc a besoin de profils techniques pour son développement et son émergence industrielle, or de moins en moins de jeunes s’inscrivent dans des disciplines techniques. Par ailleurs, plus du tiers des lauréats se voit offrir un emploi pendant son stage de fin d’études. Ceci est important car, en général, les entreprises offrent des stages dans un esprit de responsabilité sociale et non pour répondre à un besoin réel. Enfin, 100% des étudiants qui suivent notre programme d’employabilité, lancé il y a 3 ans, trouvent un travail après 9 mois de la diplomation.
    - Le programme d’accompagnement des étudiants en langues a-t-il donné ses fruits?
    - Il s’agit d’un programme sur 3 ans, pour la maîtrise du français et de l’anglais. A l’entrée à l’université, un test de positionnement est opéré. Notre objectif est qu’après 3 ans les étudiants atteignent le niveau B2 (indépendant) en français, selon le cadre européen commun de référence pour les langues. Près de 90% y arrivent. En anglais, il faut qu’à la 3e année nos étudiants soient capables de suivre la 4e année entièrement dans cette langue. Les résultats sont positifs.    
    - Mundiapolis compte un peu plus de 1.000 étudiants seulement. Est-ce difficile d’obtenir plus d’inscriptions?
    - Cet effectif est le résultat d’une politique de qualité que nous tenons à maintenir au niveau des sélections. Le nombre d’admissions dépend de notre capacité à recruter de bons étudiants. Nous disposons d’un processus de sélection en trois étapes: Une évaluation des résultats du baccalauréat, avec une pondération importante pour la note du bac national, puisque celle du contrôle continu ne reflète pas toujours le niveau, un test d’aptitude et un entretien. Nous ambitionnons de monter à 2.100 étudiants à l’horizon 2021.
    - L’équivalence des diplômes privés est aujourd’hui conditionnée par la reconnaissance de l’Etat et non par l’accréditation des filières comme revendiqué par certaines écoles. Qu’en pensez-vous?
    - Pour notre part, nous avons déposé notre dossier pour la reconnaissance il y a près de deux mois. A l’international, l’accréditation institutionnelle, que nous appelons reconnaissance au Maroc, et celle des filières coexistent. La reconnaissance impose des critères qui visent clairement à tirer le secteur vers le haut. Mais il se peut que des établissements disposent de filières de qualité sans pour autant répondre à toutes les normes institutionnelles exigées. La demande des écoles est donc tout à fait compréhensible et légitime, d’autant plus que  les parents et les étudiants tiennent toujours au label de l’Etat. Si nous arrivons à mettre en place un système où l’équivalence est basée sur l’accréditation des programmes, nous ne perdrons aucune filière de qualité. Cela dit, est-ce que le régulateur, avec ses ressources et sa machine, est prêt à cela? Là est la question.

    Montée en puissance dans la R&D

    MUNDIAPOLIS revendique son statut d’université orientée d’abord vers l’enseignement. Mais la recherche commence à y prendre de l’ampleur. En 2012, dans la foulée du printemps arabe, l’université a lancé un centre de recherche sur les «technologies de l’information pour la gouvernance participative», qui a ensuite été axé sur le rôle des IT dans le développement de manière générale. En 2015, deux nouveaux projets y ont été lancés: sur l’utilisation des IT pour la dynamisation de la société civile, en partenariat avec l’Usaid, et la participation des citoyens à l’adoption du nouveau code pénal, en collaboration avec le ministère de la Justice. Les plateformes interactives développées dans le cadre de ces programmes ont suscité les convoitises de la ville de New York qui souhaitait faire réagir ses habitants sur ses projets. Et aussi de la Somalie qui s’apprêtait à adopter une nouvelle constitution. Un groupe de travail a ensuite été monté avec l’université de Cornell à New York, celle de Melbourne et celle de Barcelone.

    Propos recueillis par
    Ahlam NAZIH

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