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    Chronique

    Loubna Abidar, le coup de buzz permanent

    Par L'Economiste | Edition N°:4672 Le 21/12/2015 | Partager

    L’irruption de Loubna Abidar

    Abdelkhalek Zyne est consultant-expert en stratégie digitale et conférencier-speaker sur les thématiques du web 2.0 (Ph. A. Z.)
     

    sur les réseaux sociaux est un cas d’école en matière de viralité digitale. Propulsée au-devant de la scène à la faveur du bad-buzz qui a accompagné  son rôle dans le film «Much Loved» de Nabil Ayouch, Loubna Abidar a depuis fait du chemin sur les réseaux sociaux. Elle a rapidement intégré les codes du digital pour en faire un canal de notoriété et d’influence.
    Dans un monde marqué par la frénésie des clics, des likes et des re-tweets, Loubna Abidar a réussi à construire une créature digitale, incontrôlable et provocante.  Détestée et moquée, elle électrise et cristallise. Chacune de ses déclarations provoque un séisme de commentaires, de partages et de re-tweets. Elle est en permanence un lieu de conversation et d’échange entre internautes. Après la polémique «Much Loved», elle enrôle le prêcheur Fizazi dans un buzz fortement médiatisé avant de revenir à la charge avec son agression supposée à Casablanca, l’accusation faite à la police de ne pas vouloir enregistrer sa plainte et celle faite à  toutes les cliniques de Casablanca de refuser de la soigner. Interviennent  après la déclaration vidéo de l’actrice où elle pose un ultimatum aux plus hautes autorités du pays et menace de demander «l’asile» en France, puis la mise en exécution de son ultimatum et enfin le départ vers Paris.
    Chaque épisode de la saga digitale de Loubna Abidar est partagé en temps réel ou presque en texte, photo et vidéo sur sa page Facebook et son compte Twitter. Face à ses déclarations surréalistes et superficielles, les internautes s’étranglent de rage. Des flots de commentaires, d’insultes et de blagues sarcastiques foisonnent sur les réseaux sociaux avec un seul mot d’ordre: tais-toi! Avec son départ en France, la toile pense s’être enfin débarrassée pour de bon de Loubna Abidar.  C’était mal connaître la stratégie de l’actrice. C’est donc avec stupeur que les internautes découvrent une tribune publiée dans le prestigieux  quotidien parisien «Le Monde» dans laquelle Loubna Abidar, probablement bien conseillée, déroule un nouveau storytelling, facilement vendable aux médias français et à l’opinion publique de l’Hexagone: menacée de mort, agressée et abandonnée dans son propre pays parce que c’est une femme libre dans une société musulmane conservatrice et machiste, l’actrice Loubna Abidar mérite protection et soutien au pays des droits de l’homme.

    Loubna Abidar continuera dans sa stratégie de provocation en surfant sur les buzz du moment. Elle n’a pas d’autre choix pour exister en permanence. Elle a besoin de la virulence de ses détracteurs sur les réseaux sociaux pour lancer sa carrière parisienne. Si «Much Loved» lui a offert une notoriété inespérée et lui a ouvert des portes, elle doit constamment nourrir son personnage de «bouc émissaire collectif» (Ph. AFP)

    Et paf! Loubna Abidar devient le nouveau porte-drapeau du combat des femmes pour la liberté. Sur les réseaux sociaux, c’est la crise cardiaque. L’actrice frappe un grand coup contre ses détracteurs qui se déchaînent à nouveau contre elle. Les militantes féministes crient au hold-up. La fièvre mettra quelques jours avant de tomber. Le répit n’est que de courte durée. Loubna Abidar a besoin d’entretenir son personnage digital de «bouc émissaire collectif» pour légitimer et nourrir son storytelling parisien. Elle a besoin encore de plus d’insultes pour raffermir, enrichir et consolider sa nouvelle posture de «femme artiste libre contrainte à l’exil».
    A la faveur de l’obtention d’un prix dans un obscur festival cinématographique en Espagne, elle déclare qu’elle ne jeûne pas, boit de l’alcool et mange du porc. Bref, elle brave les interdits alimentaires de la religion musulmane tout en se revendiquant être musulmane. Elle laisse le meilleur pour la fin: elle prépare un livre sur l’Islam radical, un thème en vogue en ce moment en France. Ces nouvelles déclarations mettent le feu sur les réseaux sociaux, permettant à Loubna Abidar de densifier sa viralisation digitale et de se positionner comme une victime. De toute évidence, Loubna Abidar continuera dans sa stratégie de provocation en surfant sur les buzz du moment. Elle n’a pas d’autre choix pour exister en permanence. Elle a besoin de la virulence de ses détracteurs sur les réseaux sociaux pour lancer sa carrière parisienne. Si «Much Loved» lui a offert une notoriété inespérée et lui a ouvert des portes, elle doit constamment nourrir son personnage de «bouc émissaire collectif».
    Face aux talents artistiques discutables de l’actrice et à son affligeant vide intellectuel, le digital est le seul moyen dont l’actrice dispose pour maintenir et entretenir sa visibilité médiatique. Le digital lui a permis d’ailleurs d’attirer l’attention des médias traditionnels parisiens et pas des moindres. Ce qui légitime encore plus son nouveau storytelling.  Pour ses nouveaux mentors parisiens, Loubna Abidar n’a d’ailleurs d’intérêt que si elle continue à camper ce personnage d’artiste persécutée dans son propre pays. Pour l’instant, l’actrice exécute sa feuille de route avec un sans-faute. En attendant son futur livre sur l’Islam radical et probablement une autobiographie sous le thème: «Le journal-vérité d’une femme libre et d’une actrice persécutée», elle peut s’enorgueillir d’avoir déjà  une page sur Wikipédia, plusieurs fan-pages sur Facebook et plusieurs comptes Twitter qui lui affichent leur soutien. Une présence digitale qui a de quoi faire pâlir d’envie les plus grands artistes du pays.

     

                                                                              

    Nabila: Gloire et décadence
    d’une bimbo digitale

     

    Elue personnalité la plus détestée en France en 2013, Nabila Benattia a accédé à la célébrité en France à la faveur d’une phrase-culte prononcée lors d’une émission de télé-réalité: «Allô, mais allo quoi, t’es une fille et tu n’as pas de shampoing?». Dotée d’une plastique de mannequin, la bimbo profite du buzz autour de sa phrase-culte pour lancer sa carrière. Elle profite des réseaux sociaux pour être en permanence à la pointe du buzz et attirer des millions d’internautes entre fans et détracteurs. Sa vacuité intellectuelle agace les Français (pour elle, la Guerre mondiale a eu lieu en 1978). Pour autant, la bimbo enchaîne les succès. Elle défile pour Jean-Paul Gauthier avec lequel elle déclare «avoir une connexion mieux que le wifi». Elle joue dans sa propre émission de télé-réalité, facture au prix fort ses tweets sponsorisés aux marques avant de chuter, suite à sa mise en examen pour tentative de meurtre et violences volontaires aggravées contre Thomas, son compagnon de l’époque . Son procès est fixé pour début 2016. 

     

     

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