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    Justice

    Affaire Brissot : L’ancien domestique alimente le suspense

    Par L'Economiste | Edition N°:4640 Le 03/11/2015 | Partager
    Son audition est très attendue ce 4 novembre
    La défense fait «vainement» barrage

    Réputé pour sa sévérité, le président Lahcen Tolfi a maintenu le cap malgré «l’attitude irrévérencieuse» de la défense lors de l’audience du 28 octobre
    (Ph. L’Economiste)

    Une audience à ne rater sous aucun prétexte. L’audition d’un gardien de villa poursuivi  dans une affaire de spoliation foncière est programmée ce mercredi 4 novembre à la Cour d’appel de Casablanca. Allons-nous assister au grand déballage? A moins d’un nouveau rebondissement, Houssine El Haouzi semble décidé à révéler l’irrévélable! Lui dont le nom figure comme «bénéficiaire» dans un testament prétendument attribué à ses défunts employeurs, George et Olga Brissot. Son passage à la barre était prévu lors de la dernière audience, celle du 28 octobre 2015. Coup de théâtre! Elle sera suspendue à plusieurs reprises à cause «des comportements irrévérencieux» d’une défense inquiétée par un éventuel revirement. Les vains avertissements du président, Lahcen Tolfi, à l’égard des avocats n’y changeront rien. Particulièrement chez le tonitruant Mohamed Kerrout du barreau de Rabat. A l’instar des autres, il réclame au tribunal «de surseoir à statuer» jusqu’à ce que 2M diffuse son reportage sur la spoliation foncière (voir ci-dessous)! Ce jour-là, le cynisme a submergé le prétoire. Il fallait tout tenter pour éviter l’audition de l’ancien domestique, comme le soulignera la partie adverse et le brillant jeune procureur du Roi, Hakim Louardi. Un épisode houleux où l’accusé finit par «faire une chute étourdissante aux toilettes», assure son défenseur à la Cour. Ses gardiens n’ont pourtant pas démérité. Comme quoi un entracte a sa part d’imprévu et de danger pour le déroulement normal d’un procès!
    Malgré l’incident, la présidence s’est montrée insistante. «S’il y a des pressions, dites-le. Nous vous donnerons le temps qu’il faudra. Confiez-vous pour vous soulager. Ramenez-lui une chaise», déclare le juge en invitant l’accusé, à la barre, de s’asseoir.
    Rien n’y fait. L’homme se déclare «incapable de parler» et «ne pas être en forme». Appuyé qu’il est par son avocat qui demande «le renvoi du procès». Le président se tourne vers le représentant de l’action publique. Assis à sa droite, le jeune procureur, technicien hors pair, n’y voit pas d’inconvénient. Il argue «une justice humaine» qui doit se soucier «de l’état physique chancelant de l’accusé». Non sans rappeler à la défense que «sa stratégie est vaine». Il ne s’adresse pas ici à l’avocat de Houssine El Haouzi. La magistrature debout vise plutôt les plaideurs remuants. «Le principe d’un procès équitable implique qu’un jugement aboutisse dans un délai raisonnable. Ayez pitié de vos clients», lance l’orateur avec un sourire presque narquois au bout des lèvres. Rappelant ainsi à ses adversaires que «la défense est tenue de tenir compte» de la situation pénale de ses clients. La quasi-majorité des accusés comparaît en détention provisoire. Pour le parquet, l’attitude de ses contradicteurs «caractérise un abus dans l’exercice du droit de la défense». Sa qualification est juridiquement téméraire et de haute facture. Elle tombera pourtant dans l’oreille d’un sourd. La défense conteste, hurle et s’agite. Le «débat» sombre encore une fois dans la cacophonie. L’audience est levée.
    Faiçal FAQUIHI
     

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