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    Finances-Banques

    Les taux obligataires rompent une année de baisse

    Par L'Economiste | Edition N°:4589 Le 17/08/2015 | Partager
    Ils sont repartis à la hausse entre mars et juin 2015
    Une conséquence du regain des levées du Trésor

    La recrudescence de l’activité du Trésor sur le marché a entraîné une légère surchauffe sur les taux. Ce n’est pas cependant un cycle haussier qui se dessine selon les analystes. Les taux devraient en revanche demeurer volatils

    Le Trésor a emprunté un peu plus cher sur le marché au second trimestre. Les taux d’intérêts ont par exemple augmenté de 36 points de base sur 10 ans et 27 points de base sur 2 ans par rapport au premier trimestre. Sur un an, le coût d’endettement du Trésor reste tout de même intéressant. Les taux se sont nettement détendus en 2014 et sur les trois premiers mois de l’année. Avec les conditions actuelles, l’argentier du Royaume est prêt à consentir une rémunération légèrement plus importante pour profiter des capitaux domestiques. Le taux de sortie sur 10 ans est aussi attractif – avec en plus l’absence de risque de change – que les conditions de l’emprunt obligataire de 1 milliard d’euros l’année dernière. Ceci explique pour une partie la recrudescence des levées sur le marché local depuis le début de l’année. Rien que sur le deuxième trimestre, le Trésor a mobilisé un montant brut de 36 milliards de DH contre 19,8 milliards de DH à la même période en 2014.
    La conséquence de l’activité du Trésor sur le marché local est la forte baisse des tirages auprès des bailleurs de fonds étrangers. Ils se sont limités à 1,9 milliard de DH contre une moyenne de 11 milliards de DH à la même période les deux années précédentes.
    Reste à savoir quelle sera l’attitude du Trésor sur le marché sur les prochains mois. Avec les conditions de liquidité du marché, cela va déterminer l’orientation des taux. Même si la situation des finances publiques est moins préoccupante en raison notamment de la baisse du déficit budgétaire à fin juin, un recours massif au marché domestique pourrait entraîner une légère surchauffe des taux d’intérêts. Sur le marché secondaire, qui donne la tendance réelle, les taux se redressent. Mais, ce n’est pas une tendance haussière qui se dessine, écarte un professionnel de marché. En revanche, les taux demeureront volatils.
    Un éventuel regain des taux va pénaliser les gros investisseurs, en fonction de la sensibilité de leur portefeuille. Les conséquences seront plus fortes sur les maturités longues. «Une hausse des taux de 10 points de base peut engendrer une perte de l’ordre de 1 million de DH pour un investissement de 100 millions de DH sur 10 ans», fait savoir un spécialiste des marchés.
    Les banques, les assureurs ou encore les caisses de retraites sont très friandes des titres d’Etat.  Plus de 117 milliards de DH d’obligations publiques sont inscrites dans les bilans des banques sans compter les titres détenus indirectement à travers les OPCVM. Les assureurs, eux, ont investi en direct plus de 10% de leur portefeuille de placement (chiffres 2013), l’équivalent de 25 milliards de DH dans les bons du Trésor. Compte tenu de leur aversion au risque et des contraintes réglementaires, les compagnies d’assurances mais aussi les caisses de retraites continueront à être très actifs sur ce compartiment du marché financier. Le risque pour les assureurs est de proposer des rendements moins généreux pour les contrats d’assurances sachant que le marché boursier n’est plus aussi porteur.
    F.Fa

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