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Recherche: Une Marocaine au firmament

Par L'Economiste | Edition N°:4508 Le 20/04/2015 | Partager
Rajaâ Cherkaoui El Moursli lauréate du prix l’Oréal-Unesco pour les femmes et la science
Un parcours hors pair

Rajaâ Cherkaoui El Moursli, professeure à la faculté des sciences de l’Université Mohammed V de Rabat, lauréate du prix «L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science» pour la région Afrique et Etats arabes

Le 18 mars, Rajaâ Cherkaoui El Moursli décrochait le prestigieux prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science pour la région Afrique et Etats arabes, aux côtés de quatre autres femmes des autres continents, pour leurs contributions scientifiques majeures. La chercheuse a contribué à prouver l’existence du boson de Higgs, une découverte scientifique majeure de notre siècle. Il aura fallu une cinquantaine d’années aux scientifiques pour prouver l’existence de ce boson, une particule subatomique, depuis la théorie émise par Higgs, Brout et Englert. Ces chercheurs avaient depuis longtemps formulé l’hypothèse que les neutrons et les électrons ne pouvaient exister sans une particule encore plus petite, leur permettant d’acquérir une masse. En 2012, une équipe du Cern, (Centre européen de recherche nucléaire) dont faisait partie la scientifique marocaine, finit par prouver l’existence de ce boson. Bien évidemment, la tâche était loin d’être simple. Pour prouver l’existence du boson de Higgs il a fallu recréer les conditions du big bang. Pour réaliser cette expérience, le Cern a recréé un grand collisionneur de particules (de 27 km), qui les accélère et les fait entrer en collision, ce qui crée un autre ensemble de particules qu’il faut détecter. Pour ce faire, plusieurs détecteurs ont été mis en place. La scientifique marocaine, a quant à elle, participé au détecteur Atlas, qui décèle des particules bien précises. Par la suite toutes les données sont analysées. A partir de cela, la particule mère, qui est le boson de Higgs, peut être reconstruite. «Le Maroc est entré dans cette expérience en 1996, le seul pays africain et arabe qui était dans une collaboration internationale. Intégrer mon pays dans cette collaboration n’a pas été chose facile. J’étais prise par cette envie de faire participer le Maroc, ce qui représente pour moi une grande fierté», explique la professeure. C’est avec beaucoup d’humour, que la lauréate du prix pour l’Afrique et les Etats arabes a présenté son parcours et son expérience. Rajaâ Cherkaoui EL Moursli a fait ses études en France, à une époque où les familles avaient du mal à accompagner leurs jeunes filles dans ce genre de choix. Elle poursuit toutes ses études universitaires jusqu’au doctorat à Grenoble. En 1982, elle revient au Maroc et intègre l’Université Mohammed V de Rabat en tant qu’enseignante et chercheuse. Elle renoue une collaboration avec l’Université de Grenoble afin de finaliser sa thèse. En 1996,  elle fait partie des précurseurs de la participation officielle du Maroc à la collaboration internationale Atlas au Cern à Genève.
Depuis sa création en 1998, le programme l’Oréal-Unesco pour  les femmes et la science a récompensé 2.250 femmes dans plus de 110 pays et a distingué 87 lauréates pour leurs travaux scientifiques, dont deux ont remporté un prix Nobel. Il a également accordé une bourse à 2.170 jeunes chercheuses prometteuses.
Aïda BOUAZZA

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