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    Société

    Journées du patrimoine
    Ramallah à l’honneur

    Par L'Economiste | Edition N°:4508 Le 20/04/2015 | Partager
    Sur les traces de Yassir Arafat et Mahmoud Darwich
    La ville palestinienne résiste aux ruines et à l’oubli

    Leila Ghanem, au Maroc à l’occasion des Journées du patrimoine, était de passage à L’Economiste

    «Venir à Ramallah, ce n’est pas venir en Israël». Comme pour lever tout quiproquo, Leila Ghanem, première femme gouverneure en Palestine, fait prudemment la promotion de sa ville. Elle invite les touristes à faire le déplacement pour découvrir une autre réalité de la région, son patrimoine. «Toute personne libre, qui soutient la Palestine, est interpellée», soutient la gouverneure de Ramallah et Al Bireh, qui était présente à Casablanca dans le cadre des Journée du patrimoine. Pour cette année, Ramallah est la ville à l’honneur. Amine Boushaba, vice-président de Casamémoire justifie le choix de cette ville par l’intérêt patrimonial qu’elle représente: «Datant du 16e siècle, Ramallah est en perpétuel boom immobilier artistique et culturel, comme Casablanca l’a été dans la première moitié du 20e siècle». La "vitrine", en ruine, de l’Etat palestinien est représentée par deux tombeaux connus internationalement. Le premier est celui du poète Mahmoud Darwich, auquel Casamémoire a rendu hommage lors du lancement des Journées du patrimoine. Le sable utilisé pour sa tombe a été rapporté d’Al Bireh, ville natale de l’artiste. Le monument se trouve sur le pic d’une montagne d’où les rares touristes peuvent apercevoir la mer. Le second monument est un autre tombeau, celui de l’ancien Président, Yassir Arafat. Ce dernier est enterré dans l’eau, car selon Ghanem, de son vivant l’ex-Président disait vouloir être enterré à Jérusalem lorsque celle-ci serait reconnue palestinienne. L’eau est une manière de ne pas le figer dans le béton, car sa place n’est pas définitive. A Ramallah des tournées touristiques sont organisées pour les journalistes et les diplomates qui s’y hasardent. «On se sent soutenu lorsqu’on reçoit des touristes. Comme dirait le Président Mahmoud Abbas, ce n’est pas parce qu’on va voir quelqu’un en prison, qu’on est d’accord avec le système d’emprisonnement», souligne la gouverneure. La balade touristique débute généralement par des hôtels 5 étoiles. Des bâtisses qui feraient oublier la situation de la ville. Ils sont ensuite conduits dans des écoles que les enfants mettent environ 4 heures à atteindre. Le tour se poursuit par des maisons quasi vides. Tous les membres de la famille n’y sont plus, des enfants en prison pour résistance, d’autres morts et des mères qui espèrent encore que cela s’achève. A ce sujet Madame Ghanem explique que les voyageurs sont choqués et admiratifs devant le courage de ces mères, dont la famille est éparpillée. La question de la place de la femme palestinienne se pose toujours. Elles ont un rôle important dans la vie de leur pays. La politicienne parle de femmes courageuses qui se battent dès leur plus jeune âge pour la paix. Elle-même a été nommée par le Président Mahmoud Abbas, pour la première fois, à un poste qui a toujours été occupé par des hommes. Il a d’ailleurs nommé plusieurs femmes à des postes à responsabilités, comme pour inscrire un pas vers une modernité internationale.
    Sabrina EL-FAÏZ

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