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    Croissance dans la région Mena
    Le Maroc toujours en pole position

    Par L'Economiste | Edition N°:4505 Le 15/04/2015 | Partager
    Le FMI table sur 4,4% en 2015 et 5% en 2016
    La Tunisie remonte la pente, Alger craint le pire
    Des réformes nécessaires en Egypte

    Le FMI reste confiant dans ses prévisions pour le Maroc. L’amélioration de la demande extérieure, le renforcement de la confiance intérieure et la reprise de l’activité agricole, les ingrédients d’une bonne croissance. Le Fonds monétaire rejoint donc les institutions nationales (ministère des Finances, Bank Al-Maghrib, CMC …) dans leurs pronostics positifs pour le Royaume

    La région Mena devrait renouer avec la croissance. Celle-ci passerait de 2,7% en 2015 à 3,7% l’année prochaine, prévoit le FMI. Pour ses experts, la croissance est restée en 2014 modeste en raison des tensions politiques mais aussi de la baisse des prix du pétrole. Sa forte chute a affaibli les équilibres internes et externes des pays exportateurs de pétrole de la région, tout en offrant une marge de manœuvre pour les pays importateurs. Cette conjoncture offre une occasion à réformer le système des subventions énergétiques et à accélérer les réformes structurelles pour accompagner l’emploi et la croissance.
    Pour le FMI, le Maghreb devra connaître une bonne croissance qui devra se situer entre 3,3% en 2015 et 5,6% en 2016. Par pays, les projections pour le Maroc sont toujours positives: 4,4% pour 2015 et 5% pour 2016. Le ministère des Finances table sur un taux de croissance d’environ 4,5% et Bank Al-Maghrib mise sur 5% cette année. Pour sa part, le CMC prévoit 5,1%. La politique entamée par le pays  (y compris l’élimination des subventions pour le carburant) a contribué à stabiliser l’économie, relève le FMI. A cela s’ajoutent l’amélioration de la demande extérieure, le renforcement de la confiance intérieure et la reprise de l’activité agricole.
    Pour les équipes du fonds, la poursuite des réformes structurelles, y compris de l’environnement des affaires, est nécessaire pour améliorer la compétitivité et l’emploi. Auparavant, la Banque mondiale avait précisé que le taux de croissance devrait atteindre 4,6% en 2015 pour baisser à 4% en 2016. Pour 2017, ce taux serait de 4,5%.
    Dans ce cadre positif global, c’est la Tunisie qui remonte la pente: 3% en 2015 et 3,8% en 2016 (contre 2,3% en 2014). Mais l’aggravation des déséquilibres externes, les vulnérabilités du secteur bancaire et les risques sécuritaires vont peser sur l’activité économique, avertit le FMI.
    Alger ne figure pas en bonne position.  Sa croissance devrait ralentir, passant de 4,1% en 2014 à 2,6% en 2015, alors que les prix du pétrole exacerbent les vulnérabilités budgétaires et extérieures existantes de l’économie. L’impact sur la croissance non pétrolière découle également de l’ajustement budgétaire sur l’investissement privé.
    Les décideurs doivent se préparer à une période prolongée de baisse des prix pétroliers et doivent réévaluer leurs plans de dépenses à moyen terme.
    Dans la région Mena, les plans de stabilisation macroéconomique et les vastes réformes structurelles en Egypte devraient permettre une hausse de la croissance à 4% cette année (contre 2,2% en 2014). Néanmoins, la consolidation budgétaire, la mise en œuvre progressive des réformes et le financement externe sont nécessaires pour maintenir la stabilité macroéconomique et générer de la croissance et des emplois durables.

    Boussaid à Washington

    MOHAMED Boussaid, le ministre de l’Economie et des Finances, conduira la délégation marocaine qui devra participer aux réunions du printemps du FMI et de la Banque mondiale prévues du 17 au 19 avril à Washington. A la veille de ce rendez-vous, le Fonds monétaire international a dévoilé ses prévisions économiques pour la croissance mondiale. Globalement, elle devrait s’établir à 3,5% en 2015 et 3,8% en 2016. Les risques macroéconomiques ont diminué, mais les risques financiers et géopolitiques ont augmenté (cf. notre édition N° 4503 du lundi 13 avril 2015).

    Fatim-Zahra TOHRY

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