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    «Difficile de fonctionner avec un conseil pléthorique»

    Par L'Economiste | Edition N°:4499 Le 07/04/2015 | Partager
    Un amendement de la loi prévu
    Une démarche qualité et un outil de suivi des étudiants en préparation
    Bientôt une enquête de l’Instance nationale d’évaluation

    Driss Mansouri, président de l’université Hassan II de Casablanca: «Il n’y aura pas de mobilité forcée du personnel. Nous ferons appel à un cabinet spécialisé en RH qui procédera à un bilan de compétences. Il définira ensuite nos besoins en profils et en postes»

    - L’Economiste: Prévoyez-vous des remaniements au niveau des ressources humaines suite à la fusion?
    - Driss Mansouri: La problématique des RH est en effet posée, ne serait-ce qu’au niveau de la présidence qui dispose aujourd’hui de deux sites. Néanmoins, je tiens à rassurer tout le monde, il n’y aura pas de mobilité forcée. Nous avons opté pour une approche très professionnelle. Nous ferons appel à un cabinet spécialisé en RH qui procédera à un bilan de compétences. Il définira ensuite nos besoins en profils et en postes, selon le nouvel organigramme. Une fois le bilan établi, nous entamerons des négociations avec le personnel. Tout le monde aura le choix, soit de rester en poste, soit de partir à un autre établissement. Il faudra négocier, sensibiliser et former. C’est l’esprit d’appartenance à l’université et non aux établissements qui doit primer.
    - Qu’en est-il des vice-présidents et membres du conseil d’université?
    - Après la fusion nous nous sommes retrouvés avec quatre vice-présidents, contre 2 pour les autres universités. Ils chapeautent actuellement quatre pôles. Le premier, développement universitaire et assurance qualité, couvre les systèmes d’information, le projet d’université numérique et la démarche qualité, avec un staff de 24 ingénieurs, qualiticiens et informaticiens. Les trois autres concernent la recherche scientifique, la coopération et relations extérieures, et enfin, les affaires académiques et la vie universitaire. La loi 01-00 régissant l’enseignement supérieur ne prévoit que 2 vice-présidents par université. J’espère qu’elle sera amendée le plus tôt possible.  
    Pour le conseil d’université, le nombre de membres est proportionnel à celui des établissements. Nous en comptons 18 contre une moyenne de 6 chez les autres universités, sans compter une école des arts appliqués, unique en son genre, que nous ouvrons bientôt. Ainsi, nous comptons 92 membres. C’est difficile de fonctionner avec cet énorme effectif. Nous ne pouvons le réduire car c’est ce que prévoit la loi. Là encore, il faudrait un amendement pour revoir la représentativité des enseignants chercheurs au sein du conseil.
    - Il y a aussi des redondances au niveau des filières…
    - Absolument. Une mise en cohérences de notre offre de formation est nécessaire. Au niveau du cycle licence, par exemple, nous disposons de trois facultés des lettres, avec les mêmes filières d’études et les mêmes contenus. L’idée aujourd’hui est de garder les redondances dans le tronc commun des deux premières années, pour des besoins de proximité géographique des étudiants. A partir de la troisième année, les établissements seront spécialisés dans deux ou trois parcours. De cette manière, le nouveau bachelier aura plus de visibilité sur la carte de formation.
    - La qualité, la traçabilité et l’évaluation font souvent défaut dans les universités. Que prévoyez-vous sur ce volet?
    - Nous sommes en train de mener une démarche qualité. Tout un service de qualiticiens y planche actuellement. Des manuels des procédures seront élaborés dans une première étape. Notre politique est d’aller vers l’assurance qualité, l’autoévaluation, la traçabilité et l’amélioration continue. Nous procéderons service par service.
    - Le suivi des étudiants est également quasi absent. Un dispositif est-il en projet?
    - Oui, c’est une question très importante, car le suivi des lauréats nous permettra de mieux adapter nos programmes. Comme nous sommes dans une démarche d’université numérique, nous aurons des applications informatisées qui nous permettront de réaliser des enquêtes. Il y a deux ans, nous en avons mené une sur la satisfaction des étudiants, très intéressante. C’est un laboratoire universitaire qui l’avait réalisée, et cela de manière très professionnelle. Nous ferons appel à ce genre de laboratoires ainsi qu’à des cabinets spécialisés pour nous aider.
    L’Instance nationale d’évaluation aussi peut être mise à contribution. Elle vient d’ailleurs de réaliser une enquête pour le compte des universités de Casablanca et de Settat que nous publierons prochainement.

    Une plus grande place pour les PPP

    LES partenariats public/privé (PPP) ne seront pas en reste de la stratégie de la nouvelle université de Casablanca. La méga-structure prévoit d’ouvrir son complexe universitaire sur route El Jadida à la fois aux étudiants de l’Ecole normale supérieure (ENS), située à proximité, ainsi qu’au public, moyennant des prix symboliques. Un partenaire privé sera associé au projet, toujours en cours de validation. «Nous prévoyons d’aménager le complexe en espace de loisirs et d’activités physiques et sportives pour Casablanca», précise Driss Mansouri.

    Propos recueillis par Ahlam NAZIH

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