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    Economie

    «Nous sommes dans une approche public-privé»

    Par L'Economiste | Edition N°:4499 Le 07/04/2015 | Partager

    Younes Tazi, DG de l’Agence marocaine de développement logistique

    C’est une véritable dynamique qui est aujourd’hui enclenchée pour le secteur de la logistique. La présence du Maroc à Paris a été l’occasion de promouvoir la stratégie marocaine et les opportunités qu’elle offre aux opérateurs français, mais aussi aux Européens.
    - L’Economiste: Une stratégie à part entière a été mise au point pour le secteur de la logistique. Quelles en sont les grandes lignes?
    - Younes Tazi: Elle a été conjointement définie par le public et le privé. Une étude a été menée en 2008-2009, et a été présentée et même actée par une signature d’un contrat entre l’Etat et le secteur privé devant Sa Majesté en avril 2010. La première partie couvre 2010-2015. Nous avons signé l’année dernière des plans d’action sectoriels qui vont jusqu’à 2020 et même à l’horizon 2030. Le privé est fortement représenté au niveau de notre conseil d’administration par la CGEM, à travers cinq administrateurs, et la Fédération du commerce et des services. Nous sommes dans une logique public-privé même si parfois cela fait durer le débat. La stratégie prévoit la création d’un observatoire, qui sera présidé par une personne du privé, et dont le but sera de suivre l’évolution du secteur. Pour reprendre l’exemple de la croissance de l’offre immobilière logistique à Casablanca, les investissements sont de l’ordre de 40% par des opérateurs public et 60% par des opérateurs privés.
    Les investissements publics sont caractérisés par d’importants investissements dans de grandes zones bien connectées. Nous voulons créer des zones industrielles, des offres immobilières qui intéressent le privé pour que ce secteur vienne investir au même endroit et non pas de façon éparpillée afin d’amener de la compétitivité, notamment par la taille. Il faut rappeler que la stratégie à long terme a prévu des investissements très importants, une cinquantaine de zones logistiques couvrant l’ensemble du territoire, pour un investissement hors foncier de l’ordre de 7 milliards d’euros.
    - Les besoins spécifiques du pays en termes d’infrastructures sont donc importants…
    - Le pays a besoin d’infrastructures spécialisées en logistique, d’entrepôts de dernière génération, car aujourd’hui, une bonne partie de la logistique marocaine se pratique dans des conditions non-optimales. Il y a un enjeu important de modernisation parce qu’il y a va de la compétitivité de ce secteur et beaucoup d’activités sont concernées. Il s’agit ainsi de l’import-export, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, le BTP. L’enjeu logistique est important aussi sur les flux de distribution des équipements de la personne et de la maison (vêtements, nourriture,…).
    - Quels sont les enjeux majeurs pour le Maroc?
    - Mieux se positionner sur les échanges internationaux. Figure aussi l’enjeu de modernisation de l’économie, pour être compétitif sur différents leviers. Il est important aussi d’attirer les investissements.
    Lorsque le groupe Renault a choisi d’investir au Maroc, il l’a fait parce que sur le plan logistique, le pays présentait un avantage, notamment avec Tanger-Med et toute la logistique autour. Autre enjeu essentiel, la qualité de vie des Marocains.
    Aujourd’hui, la logistique en ville se pratique de manière non-optimale, les stockages se déroulent dans des zones résidentielles, parfois dans les rez-de-chaussée et les sous-sols d’immeubles. Au niveau de la circulation, les camions produisent beaucoup de combustion, ce qui nuit à la qualité de vie. Il y a un volet environnemental et développement durable dans les villes et dans les zones péri-urbaines qui est très important.

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