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    Régions

    Casablanca/Urbanisme
    Le bras de fer architectes/protection civile

    Par L'Economiste | Edition N°:4471 Le 26/02/2015 | Partager
    Une situation qui bloque le guichet unique
    Un comité sera chargé du traitement des dossiers les plus urgents
    Les délais de réponses aux remarques portés à 10 jours

    La liste des observations des différents intervenants dans l’acte de bâtir génère d’interminables allées-venues entre les différents services et des retards d’octroi d’autorisations de construire

    Rien ne va plus entre architectes, promoteurs et Administration. Le dialogue est rompu entre les professionnels du secteur de l’immobilier et les différentes administrations intervenant dans l’acte de bâtir (Protection civile, AUC, Commune, préfectures…). Et le lancement du guichet unique de l’Urbanisme (ex-Dar Al Khadamat), depuis quelques mois (cf. notre édition du 15 octobre 2014), n’a visiblement pas arrangé les choses. Le bon fonctionnement du guichet (qui devait fluidifier le processus d’octroi des autorisations de construire) semble entaché par de nombreux problèmes relevés par les professionnels.
    Parmi les critiques soulevées: le délais réduit des réponses aux observations de la commission (5 jours), contradictions des avis, pléthore d’intervenants et des réglementations, absence d’un référentiel unique pour la Protection civile, traitement des dossiers dans un délai dépassant les 15 jours, déficit  de ressources humaines…
    Pour désamorcer cette crise, une réunion entre les différents intervenants dans l’acte de bâtir a été organisée mardi 24 février à la wilaya du Grand du Grand Casablanca. Objectif: trouver un terrain d’entente entre les professionnels et l’administration.
    Pour les architectes, ce sont les services de la protection civile qui posent problème.
    Echaudés par des drames comme celui de Rosamor en 2008 ou le dernier en date à Lisassfa, les services de la protection civile ont  multiplié les exigences en matière de sécurité/incendie. «Nous n’avons jamais assisté à un tel bras de fer entre architectes et protection civile», témoigne Mohamed Karim Sbaï, président du Conseil des architectes (Région Centre). En cause notamment, les exigences en matière de protection incendie, jugées trop sévères, pas assez claires... «120 remarques pour un seul projet ! Durant mes 30 ans de métier, je n’en ai jamais vu autant», s’exclame l’un des architectes, venus nombreux. Impasse, situation de blocages, frustration, manque d’écoute … les reproches des professionnels fusaient de toutes parts, alors que Hassane Mrabet, colonel de la Protection civile, tentait de répondre aux sollicitations des uns et des autres. «Les dispositions du nouveau décret fixant les règles de sécurité contre les risques d’incendie (octobre 2014) ne s’appliquent qu’aux nouvelles constructions», a tenu à préciser le colonel de la Protection civile, qui se veut rassurant.
    Pour débloquer la situation, certains professionnels ont proposé de mandater des bureaux d’études afin d’effectuer le suivi des réglementations en matière d’incendie et de sécurité.  La mission de ces bureaux consistera à accompagner les architectes pour la mise en conformité avec la notice d’incendie et mettre en place les moyens de protection. «Le processus de sélection de ces cabinets est en cours», signale le représentant de la Protection civile.
    Pour sa part, Abderrahim Ouatass, adjoint du maire, chargé de l’Urbanisme et président de l’arrondissement des Roches Noires, a proposé la mise en place d’un comité d’arbitrage qui sera chargé du traitement des dossiers les plus urgents, en attendant le rétablissement de la confiance entre les différentes parties prenantes. «Ce comité sera composé de 5 représentants des entités intervenant dans l’acte de bâtir qui vont étudier les pistes des solutions pour débloquer la situation», annonce Ouattas. Quant aux délais de réponses aux remarques au niveau du guichet unique, «ils seront allongés à 10 jours au lieu de 5», a précisé Khalid Safir, wali du Grand Casablanca.o

    Aziza EL AFFAS

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