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    Economie

    Standard & Poor’s
    Le cours du pétrole rafraîchit les caisses de l’Etat

    Par L'Economiste | Edition N°:4471 Le 26/02/2015 | Partager
    D’importantes économies sur la charge de compensation
    Le Maroc préserve son Investment Grade

    La baisse du prix du pétrole représentera bien des avantages pour les dépenses publiques. Elle fera principalement du bien pour la balance commerciale. La facture énergétique baissera également d’un tiers. Le déficit sera corrigé à près de 6% du PIB en 2014

    Le Maroc a réussi à conserver son Investment grade. Standard & Poor’s (S&P) a décidé de reconduire la notation de la dette à long terme (BBB-) avec perspectives stables. La note à court terme reste pour sa part à A-3. Pour l’agence américaine, les pays importateurs du pétrole dans la région MENA devraient bénéficier de la baisse des  prix du pétrole. Celle-ci devrait en grande partie soulager les finances publiques du Royaume. Sur les dix derniers mois, le cours du brut s’est établi en moyenne à 60 dollars, alors que la loi de Finances 2014 avait été élaborée sur une hypothèse de 100 dollars. Ce qui prévoit d’importantes économies sur la charge de compensation. Par ailleurs, la baisse du prix du pétrole représentera une bouffée d’oxygène pour la balance commerciale. Selon l’office des changes, la mise en œuvre de la réforme sur une année pleine et l’effondrement des cours du pétrole depuis juillet 2014 ont permis d’économiser 12,5 milliards de DH sur les dépenses de compensation des produits de base. La charge s’est établie à 36,8 milliards de DH à fin 2014. La facture énergétique devrait baisser encore d’un tiers.
    La résorption du déficit structurel de la balance des paiements enclenchée en 2010 s’accélère également. Pour Bank Al Maghrib, le déficit poursuivra sa correction à 6% du PIB en 2014 et s’établira à 5% cette année. Cette situation va faire également beaucoup de bien aux réserves de changes. Elles avaient totalisé 180 milliards de DH à fin 2014, soit près de 5 mois d’importation de biens et services. Ce niveau devrait être rallongé d’une dizaine de jours cette année selon les prévisions de la banque centrale.
    Même la ligne de précaution et de liquidité (LPL) (de 5,5 milliards de dollars), constituée au départ pour renforcer les dépenses publiques, représentera désormais une couverture contre une éventuelle hausse des cours du pétrole. Un atout pour le Maroc qui pourra gratter quelques places dans certaines grilles du risque pays.
    Du côté des autres agences, si S&P classe le Maroc en catégorie «investissement» avec une note long terme BBB-, la notation de Moody’s reste, en catégorie spéculative soit Ba1 stable. Pour sa part, Fitch, maintient l’investment grade également du Maroc avec perspectives stables. Fitch semblait préoccupée par le taux relativement élevé du chômage à 9,2%. Pour l’agence, si rien n’est fait pour y remédier, la notation du Maroc pourrait être revue à la baisse. L’instabilité sociale, limitant la marge de manœuvre politique pour procéder à des réformes, présentait également une menace pour la note.

    A. Lo

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