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    International

    Onyx prévoit un risque élevé de déflation

    Par L'Economiste | Edition N°:4459 Le 10/02/2015 | Partager

    L’enseigne suisse fait ses premiers pas sur le marché local de la banque privée. Joël Rochat, associé-gérant d’Onyx Wealth management, est convaincu du potentiel de ce segment

    Implanté au Maroc depuis un peu plus d’une année déjà, Onyx Wealth management est l’un des spécialistes helvétiques de la gestion de patrimoine et d’actifs privés. Sur le marché marocain, le groupe a fixé des conditions d’accès adaptées au statut embryonnaire du segment de la gestion de patrimoine: 5 millions de DH (500.000 euros). Sur d’autres marchés, la société tourne avec un seuil d’éligibilité d’1 million d’euros. Joel Rochat, associé-géant d’Onyx Wealth management, livre sa lecture sur la conjoncture financière internationale.

    - L’Economiste: La relance économique est encore hésitante. A quand la reprise… La «vraie»?
    - Joël Rochat:
    Nous constatons en effet une reprise mondiale généralisée depuis la crise de 2008, mais sur un rythme encore timide. Le FMI et la Banque mondiale ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour l’Europe, mais aussi la Chine. C’est d’ailleurs l’une des raisons de la baisse du prix du pétrole car le marché a anticipé une diminution de la demande mondiale. Le continent européen est sorti de la récession, mais la croissance reste extrêmement fragile, avec une grande divergence entre les pays (Europe du Sud et du Nord). La dynamique reste faible, en particulier en ce qui concerne la France et l’Italie. Plus positivement, les différents pays reviennent à une meilleure orthodoxie financière en se rapprochant des critères de Maastricht, notamment sur les 3% de déficit budgétaire.  La crise historique de 2008-2009 est derrière nous, mais les  perspectives de croissance restent moroses,

    - Quels sont les risques liés à la déflation?
    - Du côté de l’inflation, les chiffres sont historiquement bas et sensiblement en deçà des objectifs des principales banques centrales (2%). A l’automne 2014, plusieurs pays européens ont observé des taux d’inflation nuls voire négatifs (France ou Italie, par exemple). Le risque de déflation est bien réel. Aux Etats-Unis, la banque centrale a arrêté ses achats d’actifs et se prépare à augmenter son taux directeur, si l’inflation augmente. Force est de constater que cette inflation est encore bien en dessous des objectifs de la FED. En Europe, l’inflation reste très en deçà des objectifs de la BCE (2%), avec des pays qui flirtent déjà avec la déflation (Portugal, Italie, France et Espagne). C’est l’un des problèmes majeurs du Vieux continent.
    - Finalement, quelle est la région du monde qui pourrait s’en tirer en 2015?
    - Nous observons aux USA une accélération nette de la croissance avec des facteurs essentiellement endogènes, pour cette année et l’année prochaine. Ces facteurs sont la consommation intérieure, qui représente environ 70% de l’économie américaine, avec un taux de chômage qui recule, passant de 10% en 2009 à 5,6% actuellement. On ne peut pas en dire autant pour les pays émergents. Leur croissance structurelle s’est affaiblie ces derniers trimestres, avec des divergences entre pays. La Chine continue à transformer son économie du modèle «production – exportation» vers une économie fondée sur la consommation. On est encore loin de la force de la consommation intérieure américaine, mais le pouvoir central a clairement fixé cet objectif.

    Propos recueillis par Safall FALL

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