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    International

    Crise ukrainienne
    Merkel veut gagner du temps pour son plan de paix

    Par L'Economiste | Edition N°:4459 Le 10/02/2015 | Partager
    La chancelière dissuade Obama d’armer Kiev
    Entre l’Ukraine et les séparatistes, plusieurs points sont à négocier

    Armer Kiev ou pas. C’est la grande question qu’ont débattue le président américain Barack Obama et le chancelière allemande Angela Merkel, qui se sont retrouvés hier lundi en tête à tête à la Maison Blanche. Si Washington a officiellement soutenu l’initiative franco-allemande pour trouver une issue diplomatique à la crise ukrainienne, elle reste toute de même sur ses gardes. Au delà de la pression sur Poutine, la livraison d’armes au gouvernement ukrainien est un moyen de dissuasion sérieux pour le président américain. Ce que la chancelière allemande rejette en bloc, redoutant une escalade avec Moscou. Connaissant l’irritabilité du Kremlin face à la Maison Blanche, Merkel veut gagner du temps et obtenir le report de la décision d’envoyer des armes à Kiev avant que les chances d’arriver à une solution politique soient épuisées.
    Mais la véritable question maintenant est de savoir si  les efforts de Berlin et Paris pour trouver une solution politique au conflit va donner ou non des résultats. 
    Si les négociations entre Kiev, les séparatistes et Moscou ont redémarré grâce à l’initiative franco-allemande, plusieurs points sensibles restent litigieux pour le moment. Il faudra en effet définir si un éventuel cessez-le-feu doit prendre en compte la ligne de démarcation arrêtée en septembre dernier où la ligne de front actuelle, plus favorable aux séparatistes pro-russes et quelle autonomie il faudra-t-il accorder à l’est de l’Ukraine. Egalement trancher sur le «statut des territoires» conquis par les séparatistes, le «contrôle des frontières», par lesquelles hommes et matériels transitent et le «retrait des armes lourdes»…
    Sur le terrain, la tension reste palpable. Alors que l’Union européenne avait reporté l’application de nouvelles mesures contre des personnalités russes et séparatistes afin de donner plus de chances aux efforts de paix en Ukraine, le ton reste élevé du côté de Moscou. Le Kremlin a vivement réagi aux informations de la presse américaine selon lesquelles la chancelière allemande aurait menacé le président russe de nouvelles sanctions s’il n’acceptait pas le plan de paix franco-allemand. «Personne n’a jamais parlé et ne peut parler au président, même s’il le souhaite, sur le ton de l’ultimatum», a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Le Kremlin ne hausse pas le ton qu’au niveau de sa diplomatie. Kiev a annoncé que 1.500 soldats russes et 300 pièces d’équipement militaire, dont des lance-roquettes multiples Grad, ont franchi la partie de la frontière ukraino-russe sous contrôle séparatiste samedi et dimanche.
    M. L.

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