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    Le microcrédit retrouve le rythme d’avant-crise

    Par L'Economiste | Edition N°:4459 Le 10/02/2015 | Partager
    L’encours a progressé de 16,7% en 2014 à 5,7 milliards de DH
    L’assainissement des dernières années porte ses fruits

    L’opération de toilettage de portefeuille menée par les acteurs du marché les années précédentes permet de mieux apprécier le risque aujourd’hui. Le coût du risque devrait revenir en dessous de 2%, soit un niveau 5 fois moins important qu’en 2011

    Alors que le crédit est moins abondant auprès des guichets bancaires, les micro-prêts, eux, ont le vent en poupe. L’encours des prêts accordés par les associations de microcrédit (AMC) a bondi de 16,7% en 2014 à 5,7 milliards de DH. La hausse recouvre une augmentation de 10,8% des crédits à la micro-entreprise (84% du portefeuille) et une amélioration de 5,2% des prêts destinés à l’habitat social. L’encours des prêts a augmenté de 12% à Attawfiq micro-finance confie à l’Economiste Mohamed Allouch, directeur général de la filiale du groupe BCP.
    Le microcrédit retrouve un rythme soutenu, mais avec un portefeuille plus sain. «Le risque s’assainit davantage», constate Youssef Bencheqroun, directeur général d’Al Amana. Le coût du risque dans le secteur devrait s’établir en dessous de 2% en 2014. Il avait atteint jusqu’à 11% trois ans plus tôt. La politique de décroisement des crédits menée par les grands acteurs du marché et l’accès au crédit bureau permettent aujourd’hui une meilleure appréciation du risque. L’amélioration de la sinistralité est également la conséquence d’une plus grande maturité des opérateurs. «Nous sommes dans une dynamique plus mesurée», fait savoir Bencheqroun.
    Après la phase d’assainissement, les opérateurs se projettent plus vers l’avenir avec, à la clé, la diversification de l’offre, mais également le développement sur de nouveaux marchés. Plusieurs AMC se sont diversifiées dans la micro-assurance, les produits d’épargne voire le transfert d’argent. Al Amana a réalisé près de 1,8 milliard de DH de transfert d’argent en 2014.
    Attawfiq micro-finance va déployer son offre micro assurance d’ici la fin février. La filiale de la BCP prévoit également le développement d’une offre pour les entreprises de très petite taille.
    Pour l’instant, ces nouvelles activités ont un impact moindre sur les revenus des AMC. La micro-assurance et le transfert d’argent devraient générer environ 20 millions de DH de revenus à Al Amana, soit 4% de son produit net bancaire. Au-delà de l’offre, l’opérateur travaille également sur la diversification géographique. Les marchés d’Afrique subsaharienne sont la priorité. L’association réactive les projets d’expansion qu’elle avait mis en veilleuse. «Nous avons des contacts aujourd’hui», confie Bencheqroun. Attawfiq micro-finance, la filiale de la BCP, elle, est à un stade plus avancé. Elle va mettre son expertise au service de la filiale Atlantic Microfinance for Africa (AMIFA) qui va chapeauter l’activité microfinance du groupe BCP sur le continent. Cette filiale démarrera ses activités en Côte d’Ivoire et au Mali d’ici la fin du premier trimestre. «Nous sommes en train de recruter les équipes», confie Mustapha Bidouj, DG d’Amifa. Après ces deux pays, la structure va étendre ses activités au Gabon, en Guinée et en Burkina Faso.
    F. Fa

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