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International

L’investissement plus dynamique en 2015-2016

Par L'Economiste | Edition N°:4411 Le 02/12/2014 | Partager
Une croissance en hausse mais inégale, selon l’OCDE
La stagnation dans la zone euro affecterait les pays méditerranéens

Une amélioration modeste de la croissance mondiale est attendue au cours des deux prochaines années, mais avec des divergences. Du fait de l’ampleur persistante du chômage, des capacités inemployées et du recul des prix des matières premières, l’inflation restera faible

Les analyses du FMI et de l’OCDE sont convergentes quant à la reprise de l’économie mondiale. La croissance du PIB devrait atteindre 3,3% en 2014 avant de se hisser à 3,7% en 2015 puis à 3,9% en 2016, selon les perspectives économiques de l’OCDE. Le FMI table, lui, sur un 3,8% en 2015.  Les experts du Château de la Muette restent toutefois sceptiques sur la croissance dans la zone euro. Elle devrait s’établir à 0,8% en 2014, pour atteindre 1,1% en 2015 puis 1,7% en 2016. «Une stagnation prolongée dans cette zone pourrait freiner la croissance mondiale et avoir des effets de contagion sur d’autres économies avec lesquelles elle est liée sur le plan commercial et financier», alertent les économistes. Cela s’applique aux pays de la Méditerranée y compris le Maroc. Pour cela, des réformes structurelles s’imposent. Dans les économies de l’OCDE, les priorités concernent la suppression des distorsions réglementaires entre les entreprises nationales et étrangères, l’amélioration de l’offre éducative et le renforcement des incitations à l’innovation. Il est nécessaire aussi de mettre en œuvre des réformes des systèmes de prestations et des réglementations du marché du travail.
D’après les estimations d’Eurostat datées de novembre,  le taux d’inflation annuel de la zone euro est en baisse à 0,3%. Pour l’OCDE, les tensions inflationnistes devraient rester faibles pendant un certain temps. «Les chutes marquées des prix du pétrole et des denrées alimentaires exerceront de nouvelles pressions à la baisse sur l’inflation globale, alors que l’ampleur persistante des capacités inutilisées et la croissance modérée des salaires contiendront les tensions sur les coûts », indiquent les économistes. Le débat sur le risque de déflation s’intensifie et même au Maroc (cf, notre édition N°4408 du jeudi 27 novembre 2014, Déflation: L’alerte du CMC). 
Outre la croissance et l’inflation, l’OCDE s’est penché dans son analyse sur l’investissement. Dans l’hypothèse où les incertitudes disparaissent, le redressement de l’investissement pourrait être plus étendu et plus dynamique en 2015-2016. Ainsi, le taux de croissance annuel de l’investissement pourrait atteindre 5% ou plus aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Pologne, en Turquie et en Corée. Les perspectives sont modestes en ce qui concerne le Japon mais faible en grande partie dans la zone euro. Ceci «sous l’effet d’une demande en demi-teinte, de l’évolution moins favorable des bilans des entreprises, de l’affaiblissement des canaux du crédit et d’obstacles à la concurrence sur les marchés de produits».
L’autre volet analysé est celui de l’emploi. Sa croissance dans la zone OCDE devrait se maintenir à environ 1% par an durant les deux prochaines années. La population active continuera à croître, la baisse du taux de chômage devrait se limiter à 0,5 point supplémentaire d’ici à la fin de 2016. Cela signifierait tout de même que ces pays compteront 9.5 millions de chômeurs de plus qu’avant la crise.
Des différences marquées sont toutefois observées selon les pays, indique l’OCDE. La progression de l’emploi devrait rester solide aux Etats-Unis et s’établir à environ 1,25% par an en moyenne, le pays enregistrant en outre des gains de productivité du travail à la faveur de la consolidation de la reprise. Fin 2015, le taux de chômage devrait atteindre 5,4% (ce niveau est considéré comme le taux de chômage structurel).
D’après Eurostat, le taux de chômage s’est établi en octobre à 11,5% dans la zone euro et 10% dans l’UE28. Le recul le plus important a été enregistré en Allemagne (4,9%) ainsi qu’en Autriche (5,1%). Les taux les plus élevés en Grèce (25,9% en août 2014) et en Espagne (24%). Selon les prévisions de l’OCDE, «la zone euro bénéficiera seulement d’une reprise timide qui ne permettra qu’une lente résorption de l’important volant de ressources en main d’oeuvre actuellement non utilisées».
A l’échelle régionale, la croissance de l’emploi devrait être proche de 0,5% par an. Des progressions plus fortes pourraient être observées dans certaines des économies les plus vulnérables de la zone, notamment en Espagne, en Irlande, en Grèce et au Portugal. Dans l’ensemble de la zone, le chômage devrait diminuer d’un peu plus de 0.5 point de pourcentage au cours des deux années à venir, laissant toutefois subsister un écart de chômage important. En Allemagne, où le marché du travail est déjà tendu, le taux de chômage devrait rester pour l’essentiel inchangé durant les deux prochaines années et la croissance de l’emploi devrait être limitée.
Pour les experts de l’OCDE, une réforme des régimes d’invalidité s’impose aux Etats-Unis afin d’atténuer la contraction du taux d’activité. Dans plusieurs pays, et surtout au Japon, des réformes visant à améliorer les services de garde d’enfants et à réduire les aspects du système de prélèvements et de prestations qui découragent le travail des deuxièmes apporteurs de revenu sont nécessaires pour développer le travail des femmes. Des réformes des marchés de produits visant à assouplir les restrictions réglementaires pourraient aussi contribuer à améliorer la situation.

Les émergents en danger

DES risques de regain de tensions financières subsistent, et les économies de marché émergentes devraient se préparer à cette éventualité. L’Afrique du Sud, le Brésil et la Russie sont confrontés à des problèmes de stagflation. Il ne leur est guère possible d’assouplir l’orientation de leurs politiques monétaire et budgétaire, et une nouvelle dépréciation de leur taux de change exigerait un resserrement monétaire. Bien que la croissance se soit redressée en Inde, il lui faut également abaisser l’inflation et réduire son déficit budgétaire.

Fatim-Zahra TOHRY

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